Dans ce livre où l’auteur raconte à coeur ouvert son enfance, son adolescence et une partie de sa vie de jeune adulte c’est aussi “Le Retour” dans les méandres de la capitale et, selon la maîtresse de cérémonie, la doctoresse Zeenat Aumerally, c’est la célébration de l’amitié vécue et revisitée, l’amitié sur les bancs de l’école et durant les années de braise.
Une amitié que l’auteur raconte sans fard, ni fioritures. Il n’y a pas de place dans cette oeuvre de mémoire pour de la pudeur, cette vertu qui a le mérite de mettre un voile sur la vérité pour qu’on n’en rougisse pas trop. Gérard Cateaux, le premier auteur mauricien qui intitule sa première oeuvre littéraire “Le Retour” — à l’instar d’éminentes oeuvres littéraires et littéraires mondiales — vient enrichir le patrimoine littéraire port-louisien, car une partie substantielle du livre est consacrée à ses souvenirs des années vécues dans le mythique Ward IV. Ce dont madame le Lord-Maire Dorine Chukowry s’est réjouie et a même offert l’hospitalité de la municipalité port-louisienne pour le lancement de la prochaine publication de l’auteur, qui sera une suite de ce savoureux “jeu de clichés” dont il a gratifié la littérature mauricienne.
Mais il n’y a pas que Ward IV ou le collège Royal de Port-Louis. On retrouve aussi dans cet ouvrage de Gérard Cateaux les tranches de vie de longues années vécues à Madagascar (ce n’est pas pour rien que le chargé d’affaires de l’ambassade de Madagascar S.E. Richard Via a reçu un exemplaire du livre des mains de l’auteur). Et comment ne pas, ne serait-ce que pour mieux connaître l’auteur, revenir à la sympathique quatrième de couverture de “Le Retour”: “S. Gérard Cateaux est entré en écriture, comme d’autres entrent dans les ordres avec, cependant, des risques d’en sortir par la petite porte du confessional… Oui, Gérard Cateaux, est entré en écriture très jeune puisqu’il se rappelle encore de sa première lettre au Père Noël qui vivait, là-haut, sur la montagne des Signaux… Le plus naturellement du monde, il entre en journalisme après un long séjour à Madagascar où il enseignait l’anglais… L’hebdomadaire Week-End l’accueille au début des années 70 et sous la houlette experte de Jacques Rivet, il va apprendre à devenir journaliste en passant par les étapes obligées de la profession — ce qui ne se fait plus hélas, de nos jours. Pour apprendre le métier, il fut tour à tour prote, secrétaire de rédaction, critique de cinéma, éditorialiste et rédacteur en chef de Week-End pendant trente et un ans. A la demande son ami de toujours, Dawood Rawat, il contribua à lancer le magazine IMPACT avant d’atterrir curieusement, dans la radio privée, TOP FM! Gérard Cateaux fut aussi le premier président du Media Trust et membre du Board de l’Union des Journalistes Africains.”
L’auteur n’a pas oublié de remercier ses enfants arc-en-ciel: Frédéric, Reshmi, Roshni et Sheila, ainsi que ses mécènes: Dawood Ajum Rawat (on n’a qu’à lire la préface “Gérard Cateaux, un vrai Mauricien!” du Chairman Emeritus of British American Investment), Bibi Mittoo, Georges Chung Tick Kan, Jean-Claude Chuttoo, Nicolas Larcher et Pravish Rampall. Et comment ne pas recommander l’introduction signée S. Gérard Cateaux : “Itinéraires dans les méandres de la mémoire — It’s not an autobiography, it’s a picture story!”
Le livre est en vente en librairie et en supermarché à Rs 200 l’exemplaire.