Les Messagères de nos Souvenirs, un ouvrage ayant pour trame des cartes postales anciennes, est la sixième publication de Michèle Marivel, historienne d’art et conférencière ayant exercé et enseigné en Europe, en Asie et en Afrique tout en gardant l’oeil et la plume alertes.
L’auteure range son ouvrage, est-il signalé en quatrième de couverture, dans la catégorie élastique de «fantaisie épistolaire», tout en prévenant ses éventuels lecteurs en ces termes :« Cette «fantaisie épistolaire» ne prétend pas fixer les images mais les mettre en mouvement pour faire rêver les lecteurs. Choix arbitraire de l’auteur, elles servent de support à une balade un peu passéiste à travers les souvenirs et les regrets des uns et des autres avec, en filigrane, une correspondance entre deux amies qui en est, en quelque sorte, le fil conducteur. »
On devine aisément que l’auteure préfère de loin « la boîte aux lettres »au « mail »,et pour cause ! Préférence qu’elle explique avec un malin plaisir. Mais ce qui importe le plus, c’est la passion que l’auteure met, à travers ces cartes postales, à reconstituer, si ce n’est restituer, la magie d’un passé révolu mais absolument nécessaire à la mémoire.
Le préfacier, Jean-Pierre Lenoir, explique fort bien comment l’auteure « s’est amusée à faire parler des cartes postales d’antan » : « Jolie expédition dans le temps qui nous permet, comme Walt Disney qui décida un jour d’animer des dessins, de vivre cette époque où les gens « se hâtaient lentement dans le silence  »Le train pour aller du Nord au Sud, les paquebots qui quittaient nos rivages pour la lointaine Europe, les maisons coloniales, les courses où les chevaux courraient plus lentement, mais sûrement plus noblement, les charrettes à boeufs  »
Le livre, paru aux Éditions du Corsaire, se vend à Rs 440 l’exemplaire en librairie.