Certains globe-trotters savent voyager à moindre frais en profitant des grandes routes maritimes, terrestres et aériennes pour parcourir le monde et vivre des expériences exaltantes. Ils ne dépenseront rien de ce pour quoi le touriste ordinaire s’échine à travailler à longueur d’année. Certains de ces aventuriers malins sont aussi partageurs, comme Pinguino rouge, un ressortissant canadien qui a fait un petit passage à Maurice dernièrement et à La Réunion. Il livre ses conseils dans Free as the dolphin travel.
« Free as the dolphin travel » ou « Voyager alternatif et gratos comme les dauphins » dans sa version française est le livre que propose un citoyen canadien connu sous le pseudonyme de Pinguino rouge. Cet homme a décidé un jour qu’il appartenait au monde entier et que le voyage pouvait être accessible à tous. Inspiré par le nomadisme et les grands voyageurs qui ont traversé l’histoire, touché par Marco Polo autant que par Lily Barlow, qui est une spécialiste du bateau-stop, il a appris à parcourir le monde sans débourser un kopek, parfois en échange d’un travail ou d’un service, tel que le convoyage de bateau.
Dans ce guide pratique disponible sur le site de vente en ligne Amazon, l’auteur partage son expérience et celle de certains de ses homologues pour voyager gratuitement à travers le monde. Il y livre l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour faire du bateau-stop, et même de l’avion-stop, nous confiant au passage que cette démarche est contraignante à Maurice à cause de la réglementation de l’espace aérien. « En revanche, c’est très facile en bateau, nous a-t-il expliqué. Et le trajet Saint-Pierre (La Réunion) — Dakar est un grand classique du genre ! » Il raconte aussi comment se déplacer sur certaines grandes étendues terrestres en Afrique, en Australie ou en Amérique.
Voler gratuitement ou en échange d’un travail peut se pratiquer sur les avions cargo, les avions militaires, les avions privés ou encore à l’occasion des grandes réunions aéronautiques qui se tiennent chaque année à travers le monde. Les navires cargo des grandes lignes maritimes prennent régulièrement des passagers occasionnels pour peu que ces derniers s’adaptent aux conditions particulières de ces voyages de longue durée et à la vie à bord. Mais il est aussi possible de faire du stop sur un trois-mâts sachant que le monde de la voile est aussi un monde d’entraide où chacun est amené à mettre la main à la pâte.
Pinguino Rouge partage les fruits de son expérience pour que les amateurs de grandes aventures moins expérimentés que lui ne per dent pas de temps à frapper aux portes qui ne s’ouvriront pas. Il indique les sites internet à connaître pour obtenir les renseignements indispensables à ces voyages hors normes, les lignes et routes sur lesquelles il est plus facile de pratiquer ces déplacements. Ces sites de même que son livre donnent également quelques clés pour en comprendre les pratiques, conseillant par exemple d’être au bon endroit au bon moment… quand les vents sont favorables et la saison clémente.
Proposé dans deux langues, son livre l’est également en version avec photo ou sans photo pour ceux qui ne souhaitent pas s’encombrer en voyageant. Sans doute faut-il avoir beaucoup de temps, le sens de la débrouillardise et du contact avec les gens pour cette forme de voyage alternatif. L’auteur a si bien su s’en donner les moyens qu’il a fait plusieurs fois le tour du monde de cette manière. Une des clés pour réussir : « Choisir où on veut aller ou quand on veut aller, mais rarement les deux à la fois… »