L’association Local Hands compte 70 petits entrepreneurs engagés dans l’artisanat. La semaine dernière à l’hôtel Le Mauricia, l’occasion leur a été donnée de montrer à ceux présents leurs nouvelles créations, et ce en présence de Suren Dayal, ministre de l’Intégration sociale. Celui-ci a félicité les artistes pour leur créativité et leur sens du dévouement à porter haut les couleurs de l’artisanat mauricien.
Local Hands est un prolongement du projet Micro-entreprises Artisanat lancé en 2006 par la Fondation Espoir Développement (entité CSR de Beachcomber Hotels). En collaboration avec la Fondation Médine Horizons (entité CSR du Groupe Médine), le projet est depuis connu sous l’appellation de Local Hands. Quand on parle de Local Hands à l’heure actuelle, on fait référence à ses ateliers répartis à Bambous, la Gaulette et St-Paul. Les artisans mauriciens affiliés à ces différents ateliers ont su développer au fil des ans la vente de leurs produits qui se décline en la fabrication à base de coco, terre cuite, textile, des cannettes qui au final deviennent des objets recyclables. Les magazines colorés deviennent des pièces à bijoux recyclables, ainsi que des miroirs… Les artisans ont compris que pour que l’artisanat survive, il faut diversifier le marché. Leur mode de travail est expressif, leur choix de matières unique et leurs créations, des produits hors du commun. Tous ces éléments réunis ont contribué à faire de Local Hands, un succès.
Fort de cette expertise, les artisans de Local hands ont pu se faire une place sur le marché hôtelier et comptent parmi leur clientèle les hôtels Beachcomber, entre autres. Les produits les plus demandés sont les créations en terre cuite ou à partir de noix de coco. Les mots-clés de Local Hands sont « qualité, créativité, respect des délais de livraison, capacité d’adaptation aux exigences et requêtes, service après-vente. »
La Fondation Espoir Développement fête déjà ses quinze ans d’existence, consacrée à l’insertion sociale des citoyens les plus défavorisés. Son rôle est de permettre à ces personnes de devenir autonomes tout en faisant valoir leur droit à la dignité et ce à travers l’artisanat Local Hands. On apprend qu’en 2013, Local Hands a récolté Rs 4 millions de ventes. La Fondation Espoir Développement et Local Hands ont su donner une âme voire cette chance aux petits artisans d’être reconnus comme des entrepreneurs capables de produire dans la durée un artisanat créatif et de qualité. Pour Clothilde Thomasse-Maurel, Project Manager de Local Hands, « cette exposition tournante est l’occasion pour les artisans de présenter leurs collections à un de leurs principaux publics cibles tels que les hôteliers et chefs d’entreprise. »
La Fondation Espoir Développement a ciblé directement ou indirectement 13 000 bénéficiaires et alloué quelque Rs 130 millions à des projets d’intégration. Autre projet à voir le jour PEJ qui est le premier projet d’intégration de la Fondation en vue de donner une deuxième chance pour les recalés du système éducatif. Le Projet Employabilité Jeunes a démarré en 2001 sur une base pilote à Rivière Noire suite à un constat qu’il y avait un nombre important de jeunes qui ont été privés de toute perspective d’avenir en raison d’échec aux examens du Certificate Of primary Education. Les missions du PEJ consistent à former des recalés du système scolaire venant de milieux modestes à un métier. Le PEJ, qui a pour mentor Frédéric Augustin, assisté de Pauline Martial, offre aussi des cours de remises à niveau en langues et en mathématiques, des cours d’élocution et de techniques de rédaction d’un CV. Les jeunes sont aussi sensibilisés sur les notions de civisme et peuvent faire l’apprentissage d’un métier de leur choix.