La régularisation des 1054 familles squatters démarrera dès le mois prochain. L’exercice se fera sous certaines conditions, soit que ces familles ne sont ni propriétaires de terrain ni propriétaires de maison dans une autre région, et selon leurs conditions sociales. Priorité sera accordée à la région de Port-Louis, qui comte 347 familles de squatters. En premier lieu, ce sont les squatters (82 familles) de Tranquebar qui seront relogés. Cela en raison des travaux de réalignement de la Ring Road à cet endroit. Ces familles seront recasées à Pointe aux Sables.
Ensuite interviendra la régularisation des familles de Vallée Pitot. Si 40 d’entre elles seront régularisées in situ, c’est-à-dire en acquérant les lopins des terres qu’elles ont squattées et qui seront prochainement dotées d’infrastructures routières pour y faciliter l’accès, les 32 autres seront relogées dans d’autres régions décidées par les autorités. Idem pour les 225 autres familles de Port-Louis, dont celles vivant en bordure de Rivière Anglais, à Baie du Tombeau.
Après Port-Louis, l’État s’attellera à la régularisation des squatters d’Eau Bonne et de Bambous afin d’accélérer les procédures pour l’enclenchement des travaux en marge de la réhabilitation de La Ferme Dam. Cela concerne 126 familles qui seront relogées à Beaux Songes (110) et Bambous (16). Concernant celles de Cité Bon Dieu à Riambel, 66 d’entres elles devront dès cette semaine, selon la promesse faite par le ministre Soodhun, être régularisées in situ. Quatre autres seront relogées ailleurs.
Outre Port-Louis, Riambel, et Bambous, les autres régions concernées par le squatting sont : Rivière du Rempart (99), Flacq (114), Grand Port (81), Savanne (78), Rivière Noire (232), Pamplemousses (50), Moka (34) et les Plaines Wilhems (19).    
Ceux qui squatteront les terres de l’État après le recensement effectué par le ministère des Terres et du Logement jusqu’en juillet dernier ne seront pas tolérés. C’est la garantie donnée par le ministre Soodhun. “Nous appliquerons la loi et les nouveaux squatters seront poursuivis en justice”.
Il fait ressortir que la politique concernera aussi les squatters rodriguais qui ont à leur nom terrain et maison à Rodrigues mais qui viennent vivre à Maurice en situation irrégulière. “La loi sera pareille pour tout le monde”.
Interrogé par Week-End sur la régularisation des squatters in situ dans certaines régions, lésant ainsi le droit au calme et à la quiétude d’autres Mauriciens qui ont, eux, dûment acheté leur terrain et construit leur maison pour être dans un environnement sans voisinage dérangeant, Showkutally Soodhun répond que son ministère s’assurera “d’une école de vie pour les squatters”.
Ils devront suivre des cours de “manière de vivre” et le secteur privé sera amené à contribuer au développement de leur quartier,, par exemple, en leur fournissant du travail. Le ministre se dit conscient que cette situation peut gêner certains habitants, mais donne la garantie que leur tranquillité sera respectée.
Il annonce par ailleurs que son ministère est en train de revoir la politique du logement social et qu’en outre, les prochaines maisons NHDC qui seront construites seront de 50 m2 au lieu de 30 m2. Il indique de même que depuis sa nomination, avec sa politique de “ne pas tolérer le laisser-aller”, la NHDC a pu récupérer Rs 17 millions des Rs 800 millions d’arrérages dues par les propriétaires de ces maisons.