À une question de la députée mauve Josique Radegonde sur les mesures envisagées pour faire avancer ce dossier, le ministre de l’Intégration sociale, Suren Dayal, a expliqué que le projet de logement à La Preneuse comprend cinq blocks d’appartements totalisant 30 unités. Le coût du projet est estimé à Rs 27 millions. Les entreprises, sous la Corporate Social Responsibility (CSR), la National Empowerment Foundation et les bénéficiaires devaient conjointement financer le projet.
Cependant, a précisé le ministre de l’Intégration sociale, « il y a actuellement 38 familles de squatters sur ce terrain, mais le projet ne prévoit que 30 unités de logement. Qui plus est, seules 21 familles touchent moins de Rs 6 200 et sont éligibles à une assistance pour les logements sociaux. De même, deux listes de bénéficiaires ont été soumises en deux occasions avec des noms différents. En gros, ce projet ne correspond pas aux guidelines de la CSR. »
Josique Radegonde a demandé à Suren Dayal de préciser le barème exact pour bénéficier d’un logement social car le site web de la NEF mentionne Rs 10 000, alors qu’il parle de Rs 6 200. À cela, le ministre de l’Intégration sociale a indiqué que la somme a été revue lors du budget 2012 et que l’ONG pourra faire une nouvelle demande sous le nouveau projet.
Le député Satish Boolell a alors demandé à Suren Dayal si le NCSR Committee ne pouvait assister Le Pont du Tamarinier dans la rédaction de son projet afin de mieux le guider. Le ministre devait répondre que le rôle du NCSR Committee consiste à s’occuper du soutien financier.
Alan Ganoo a, pour sa part, demandé pourquoi, devant autant de complexités, le ministre de l’Intégration sociale ne prévoyait pas un Multi-sectorial Committee pour trouver une solution, car cela fait trois ans depuis que le projet est en attente.
À cela, le ministre des Administrations régionales, Hervé Aimée également député de Savanne/Rivière Noire devait faire des signes à Alan Ganoo pour, semble-t-il, afficher son approbation.
Le député mauve devait également préciser que l’ONG a été contrainte de revoir son projet en cinq occasions afin de se conformer aux guidelines de la CSR.
Suren Dayal devait une fois de plus préciser que certains aspects du projet ne sont toujours pas conformes aux règlements. Il devait citer la dimension des unités de logement qui est au-delà de ce qui est prévu pour les logements sociaux. De même, le fait qu’il s’agisse « d’appartements », on n’a pas de possibilités d’agrandissement, a-t-il ajouté.
Le ministre de l’Intégration sociale a dit toutefois, retenir la proposition de la mise sur pied d’un Multi-sectorial Committee.
Cette série de questions sur le projet du Pont du Tamarinier n’a pas laissé insensibles certains membres de la majorité. Outre le ministre Hervé Aimée, certains membres du front bench du gouvernement ont montré des signes d’agacement alors que le ministre Suren Dayal répondait aux questions.