• Un investissement de Rs 20 millions
  • Le milieu « corporate » ciblé pour des activités de « team building »

Jeunes, vieux, enfants, geeks, professionnels, salariés, cadres, ou tout simplement amateurs de loisirs et de sensations fortes, la Fun Zone vous invite à venir vous défouler grâce à ses simulateurs et son “laser game” unique à Maurice, qui s’étend sur une superficie de 600 m2. Ses simulateurs et son jeu de réalité virtuelle avaient d’ailleurs fière allure au salon Innovtech, attirant de nombreux visiteurs, qui ont pu essayer gratuitement ces engins. L’initiative revient aux deux investisseurs français Richard et Patrick Roux. Ensemble, ils ont injecté Rs 20 millions dans cet espace de loisirs dédié au grand public, mais aussi aux entreprises.

La compagnie Fun Zone, qui emploie une dizaine de personnes, est basée rue sir William Newton, à Quatre-Bornes, en face de la foire. Opérationnelle depuis à peine quatre mois, l’entreprise dispose de simulateurs de vols qui vous font tourner dans tous les sens avec la sensation réelle de piloter un avion de chasse ou une voiture de course. Et son jeu de réalité virtuelle – qui vous immerge complètement dans un jeu vidéo en étant connecté de la tête aux pieds – vous fait réellement devenir un acteur du jeu et vous fait vivre des sensations nouvelles.

Lancée par les frères d’origine française Richard et Patrick Roux, l’entreprise a pour but d’offrir davantage de loisirs aux Mauriciens et de servir à des activités de “team building” pour les entreprises. « Nous avons travaillé ensemble durant dix ans. Nous étions des industriels dans le domaine de l’agencement de magasins, plus précisément pour la grande distribution. Nous avons choisi de venir lancer notre entreprise à Maurice surtout parce que nous recherchions une autre expérience de vie en venant nous installer à Maurice. Nous avons choisi d’investir dans les loisirs car nous avons réalisé que, dans ce domaine, il n’y a pas grand-chose pour les Mauriciens. Au niveau touristique, vous avez toutes les facilités, mais pour les Mauriciens, il n’y a pas grand-chose. Donc, nous avons essayé de créer un complexe avec les meilleurs jeux et à des prix tout à fait corrects », racontent les deux frères.

Richard Roux, qui n’est pas peu fier d’avoir introduit ces simulateurs d’avions et de voitures, ainsi que le “laser game”, à Maurice explique : « Le “laser game” est une catégorie de jeux qu’on ne trouve nulle part ailleurs à Maurice. C’est tout nouveau. Nous avons mis en place un espace de jeux virtuels avec tous les derniers équipements qui existent dans ce domaine. Dans la Fun Zone, nous offrons ainsi des jeux de réalité virtuelle, simulateurs, “laser game” ainsi qu’un espace Playstation, et nous proposons aussi un espace dédié aux anniversaires pour accueillir les enfants. » La Fun Zone a fait venir ses équipements des Etats-Unis et de Chine. Le “laser game”, qui couvre 600 m2, vient des Etats-Unis et sa décoration a été assurée par les professionnels (peintres et décorateurs) ayant travaillé sur le parc Euro Disney de Paris.

Sur son site de Quatre-Bornes, l’entreprise propose quatre simulateurs, sept jeux de réalité virtuelle et un espace de huit Playstation, le tout réparti sur 1 000 m2. Les simulateurs sont accessibles à partir de 8 ans, mais il arrive que des enfants de 6 ans s’y essaient, avec l’autorisation toutefois des parents. « Il n’y a pas d’âge pour pratiquer des jeux virtuels. Nous accueillons des jeunes, mais aussi des gens qui ont 60 ans et plus », explique Richard Roux. L’attraction principale reste cependant le “laser game”, qui vaut vraiment le détour. Dans la surface dédiée à cet effet – et qui peut accueillir un maximum 36 personnes – sur 600 m2, un labyrinthe a été mis en place. « Un espace noir a été créé pour faire ressortir la peinture qui éclaire la pièce et des fumigènes sont envoyés », explique notre interlocuteur. C’est en avril dernier que le matériel du “laser game” a été installé dans les locaux de la Fun Zone par une équipe venant de la ville de Détroit, aux Etats-Unis.

Développer l’esprit d’équipe

Depuis son ouverture, la Fun Zone vise à se faire connaître des Mauriciens, notamment à travers les réseaux sociaux et la participation à des salons. Loin d’être uniquement un espace de jeux pour enfants, adolescents et adultes, elle se positionne également dans le milieu “corporate”, notamment pour les activités de “team building”. « Nous pouvons accueillir entre 70 et 90 personnes à l’heure dans nos locaux et les entreprises peuvent payer des sessions ou la location complète, selon leurs besoins. Plus vous prenez de sessions, plus le tarif est dégressif ! » explique Richard Roux.

Les tarifs pour les jeux vont de Rs 150 à Rs 250 pour 10 à 25 minutes, en fonction des activités choisies.

Pour les entreprises, la Fun Zone propose différents forfaits, avec la possibilité de louer l’espace entier pour une, trois ou six heures. Pour les deux promoteurs, les jeux virtuels sont « parfaits » pour des séances de “team building” : « C’est efficace pour la motivation collective, le développement de l’esprit d’équipe, l’élaboration de stratégies, la bonne humeur et l’enthousiasme collectif. Quoi de mieux pour souder une équipe ! » lance Richard Roux.

Le lundi, la Fun zone est ouverte de 13h à 22h, et les autres jours de 10h à 22h. Tout est prévu sur place pour vous permettre de vous amuser, l’esprit tranquille, entre amis, en famille ou entre collègues. Même des “lockers” sont mis à disposition pour ranger vos effets personnels.
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La mairie de Quatre Bornes « réceptive » au projet

Les deux investisseurs expliquent qu’ils ont tenté leur chance auprès de plusieurs villes, mais que c’est finalement Quatre-Bornes qui leur a ouvert les bras. « Les démarches administratives et demandes de permis ont pris une année et demie auprès de plusieurs autres villes de Maurice, qui ont refusé notre dossier. Mais lorsque nous avons fait notre demande auprès de la mairie de Quatre-Bornes, nous avons trouvé des gens qui nous ont écoutés et compris. La mairie de Quatre-Bornes a été réceptive à notre projet. C’est grâce à elle que notre projet a pu voir le jour. D’ailleurs, nous remercions la mairesse », souligne Richard Roux.