Un scénario, des rebondissements, des personnages… Lonbraz Kann est une histoire dans une autre. L’autre est celle qui raconte les différentes étapes du tournage du premier long métrage de David Constantin, de son envie et de sa détermination de mener à bout son projet, d’une équipe de comédiens et de techniciens dévoués et d’une expérience cinématographique enrichissante.
À travers les souvenirs du réalisateur, nous revenons sur les moments marquants de cette aventure.
L’histoire a démarré il y a plusieurs années, au moment de la fermeture de l’usine St-Félix. Le réalisateur David Constantin commence à s’intéresser au VRS (Voluntary Retirement Scheme) ainsi qu’à l’évolution de la société causée par la centralisation sucrière. Une partie du scénario de Lonbraz Kann a été construite à partir de ces changements qu’allait connaître Maurice. Le projet sera mis de côté jusqu’à ce que David Constantin rencontre Sabrina Compeyron et Olivier Gorce, qui ne cesseront de l’épauler et de le soutenir durant toute la réalisation de son film.
C’est avec l’aide de Sabrina Compeyron que David Constantin poursuivra l’écriture du scénario. Son but : démontrer avec force que la disparition des champs de canne et des usines sucrières, remplacés par de nouvelles industries et de nouveaux marchés, changerait et affecterait grandement la vie de nombreux hommes, femmes et enfants. “C’est un changement qui a bouleversé pas mal de choses, même sur le plan visuel. Étonnamment, il n’y avait pas de création artistique qui s’était penchée sur cette intrigue. J’ai saisi l’occasion pour parler du sujet à travers un long métrage.”
Une année a été nécessaire pour peaufiner le scénario, avant d’arriver à l’étape cruciale : la recherche et l’obtention de financements. Le soutien du Programme ACPCultures +, qui est financé par l’Union Européenne, a été le déclencheur dans cette phase importante de l’expérience cinématographique de David Constantin. Cela a permis de mettre en place des formations pour les comédiens et les techniciens.