Le ministre des Utilités publiques, Ivan Collendavelloo, a annoncé hier que Maurice se lance aujourd’hui dans un programme d’encouragement à l’utilisation des énergies renouvelables. « Pas seulement avec le soleil, a-t-il souligné, mais nous allons aussi étudier l’énergie produite par les vagues, la paille de canne et tout ce que nous pouvons convertir en électricité. » C’était au collège London, à Port-Louis, lors de l’inauguration d’un système photovoltaïque installé pour produire de l’électricité.
Ivan Collendavelloo a salué l’initiative innovante du collège London, « qui continue d’instaurer de nouvelles technologies, tout comme votre père l’avait fait », a-t-il dit à l’adresse de Terry Chan Lam, recteur du collège. Le ministre des Utilités publiques a affirmé que l’énergie était « le plus grand défi » auquel il devait faire face lorsqu’il a pris la tête de son ministère, fin 2014. « À l’époque, il y avait un risque de “black-out”, mais il n’y en a pas eu. Nous avons pu relever le défi (…) Il faut maintenant trouver d’autres sources d’énergies. Après l’abandon du charbon et la diminution du pétrole, l’une de ces sources est le soleil », a déclaré Ivan Collendavelloo.
Aux élèves de ce collège, le ministre a insisté sur le fait que « l’avenir se trouve dans les nouvelles technologies ». Dans 20 ans, est d’avis Ivan Collendavelloo, « huit jeunes sur dix travailleront dans un secteur qui n’a pas encore été inventé ». Et de poursuivre : « Vous êtes en train d’être formé dans des matières dont vous ne savez même pas vers quoi elles vous mèneront. Qui aurait cru, il y a dix ans, que de jeunes techniciens travailleraient dans le domaine photovoltaïque ? Maintenant, préparez-vous, devenez inventeurs, innovateurs ! C’est ça l’avenir, c’est ça le défi de Maurice ! » a-t-il fait ressortir.
Pour sa part, Terry Chan Lam a avancé que le collège London est « une référence » dans le secteur de l’éducation. « Le collège London est un pionnier dans plusieurs domaines, ayant été le premier collège à introduire en 1972 l’agriculture comme une matière au niveau secondaire. De plus, il a rendu l’informatique accessible à tous les élèves à partir de la Form IV et a été le premier à mettre en place l’éducation prévocationnelle », a-t-il ajouté.
Le collège London, a soutenu Terry Chan Lam, a « toujours cru en l’innovation » et « c’est ce qui l’a amené à travailler sur ce projet de photovoltaïque » depuis les cinq dernières années. « Nous ne pouvions mettre en place ce projet plus tôt, car il était trop onéreux. Aujourd’hui, le collège est autonome en électricité avec ce système, qui produit environ 140 unités d’électricité au quotidien et qui couvre entièrement notre consommation », a-t-il relevé. Ce projet, a ajouté le recteur, devrait permettre de réduire par 25 tonnes annuelles le gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère.