Pour le Foreign Secretary, l’affaire entrée par Maurice contre Londres devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme constitue aux yeux du gouvernement britannique « a test case on the court’s ability to rule on the British Overseas Territories »
Une délégation composée des organisateurs de la conférence Chagos Regained qui s’est tenue à Londres en mai dernier a été invitée en début de semaine dernière à rencontrer le Foreign Secretary William Hague dans le cadre d’un suivi de ses conclusions. Elle comprenait Ben Fogle et Philippa Gregory, “patrons” de la UK Chagos Support Association, les président et vice-président, Roch Evenor et Marcus Booth et a été rejointe au Foreign Office par le député conservateur Andrew Rosindell, Vice-Chairman du Chagos All-Party Parliamentary Group qui soutient leur cause (voir plus loin).
Le Foreign Office avait, rappelons-le, suivi « avec intérêt » cette conférence dont le but était l’élaboration d’un plan d’aménagement d’un éco-village et d’une station scientifique sur l’une des îles de l’archipel dans le cadre de la création d’une Marine Protected Area aux Chagos. Chagos Regained se voulait une démarche majeure dans la stratégie à amener le gouvernement britannique à accepter le retour des Chagossiens dans leur archipel natal, en proposant que des membres de la communauté y résident et travaillent sur des projets écologiques comme assistants conservateurs et gardiens de la réserve naturelle. Rappelons également que le projet de parc marin est contesté par le gouvernement mauricien, qui s’est engagé dans une bataille légale avec la Grande-Bretagne devant le Tribunal international des Droits de la Mer pour contrer sa réalisation.
Dans un compte rendu de la rencontre avec M. Hague, Ben Fogle indique qu’il est revenu à Mme Gregory de présenter le projet Chagos Regained. Cette dernière a déclaré que « the scientists, conservationists and reef experts had mostly agreed that an eco-village on one of the outer islands could provide a base for Chagos people visiting their homeland and working on conservation projects » ; elle a reconnu qu’il existait des « strong feelings on both sides » mais qu’il y a néanmoins consensus en ce qui concerne la préservation du site et le retour du peuple chagossien dans l’archipel.