Cela fait une semaine, mercredi dernier, depuis qu’un incendie a décimé 12 des 96 unités de logements, aux longères temporaires de Baie du Tombeau. 24 autres maisons ont été partiellement touchées pendant ce drame qui a privé de toit à une centaine de personnes, y compris des enfants et bébés. Les sinistrés ont été déployés dans trois centres communautaires, dont deux à Baie du Tombeau.

Au lendemain du sinistre, le nettoyage des lieux et la reconstruction des maisons ont commencé. De leurs côtés, les victimes de l’incendie, soutenues par une aide financière de la Sécurité Sociale, à hauteur de Rs 8 688 par personne, de même qu’un Resettlement  Allowance aux chefs de familles, ont été aussi assistées par des Mauriciens et associations qui leur ont témoigné leur solidarité.

Ce drame qui aurait pu avoir des conséquences fatales rappelle malheureusement que la conception de ce type de logements pour familles en situation de précarité a omis de prendre en compte les risques que comporte des unités annexées et non séparées. Alignées en rangées, les maisons composées de trois pièces en tôle et en bois, ne disposent même pas de séparations isolantes. Ce qui contraignent les occupants à partager l’intimité de leur voisins!

Il y a un an, les familles des longères temporaires étaient relogées dans ces habitations en attendant de prendre possession des maisons sociales: Résidence Nouvelle Ville, qui leur seront destinées.