Rendre accessible les outils et mettre en réseau les écoles engagées dans le projet Education for Sustainability (EFS). C’est le but de l’e-plateform lancée ce matin au collège Lorette de Curepipe, en présence du ministre de l’Éducation, Vasant Bunwaree. Depuis 2011, les collèges catholiques se sont embarqués dans ce concept qui vise à permettre aux élèves de devenir plus conscients du monde où ils vivent et plus engagés pour le rendre durable.
Inspirée de la vision de Mgr Maurice Piat pour un « art de vivre ensemble dans notre maison commune », l’EFS a été adoptée par 18 collèges catholiques. Ce projet élaboré par Ecological Living in Action (ELIA) en collaboration avec le Bureau de l’Éducation Catholique repose sur trois piliers : adopter un système qui aide à la transformation, basé sur les valeurs et tourné vers le futur ; encourager la réflexion et la participation, et agir pour un monde durable en prenant en considération l’interconnexion entre l’environnement, la société et l’économie. Soixante-dix enseignants, dix EFS mentors et 12 000 élèves sont engagés dans ce programme.
Après un parcours de trois ans, ELIA, qui gère ce projet avec le soutien de divers sponsors, dont Omnicane Foundation, lance une e-platform pour permettre aux élèves et au public en général, d’avoir accès aux outils. Les collèges pourront ainsi être en réseau avec d’autres institutions engagées dans le même créneau, savoir ce qui se passe ailleurs et partager les expériences à travers un forum.
Intervenant lors de ce lancement ce matin, le ministre de l’Éducation a salué l’initiative du BEC et l’ELIA, tout en rappelant que l’éducation catholique a toujours été à l’avant-plan pour innover. « Nous travaillons en partenariat et partageons les expériences. Le développement durable est devenu aujourd’hui un sujet très important et a toute sa place dans l’éducation. Il faut inculquer les connaissances aux jeunes afin qu’ils deviennent responsables. »
Le collège Lorette de Curepipe, qui était un des premiers établissements à s’engager dans ce projet, sert aujourd’hui de modèle. Outre son Go Green Club, le collège a mis en place des actions durables comme la collecte d’eau de pluie. Pour le recteur, Jerry Lee, c’est une manière d’apporter sa contribution pour un monde durable. « Si l’homme a la capacité de détruire, il a aussi la capacité de réparer. »
Pour Gilberte Chung, directrice du BEC, l’EFS cadre avec l’appel des Nations unies pour « Raise Your Voice, Not the Sea Level », thème de la journée de l’Environnement 2014. Elle précise que le BEC encourage les écoles à innover. Beaucoup de collèges catholiques ont aujourd’hui leurs potagers, unités de compostage et captage d’eau de pluie et 38 ont leurs propres installations photovoltaïques, a-t-elle rappelé.
Faisant un parallèle entre l’éducation conventionnelle et l’EFS, Anneloes Smitsman, codirectrice d’ELIA, fait ressortir : « Alors que le système conventionnel est transmissif, instructif, imposé et rigide, l’EFS est transformatif, constructif, participatif et ouvert. »
Sanju Deenapanray, CEO d’ELIA, est lui reconnaissant envers ceux qui ont cru dans ce projet. Il a tenu à remercier Mgr Maurice Piat pour son intérêt ainsi que Rajiv Ramlogun d’Omnicane.
Pour soutenir ce projet, le département d’Applied Pedagogy de l’Institut Cardinal Jean Margéot (ICJM) a aussi lancé ce matin le journal de l’EFS. Cet outil pédagogique permettra de mieux comprendre les perspectives du programme à travers les différentes contributions.
L’e-platform de l’EFS est accessible à l’adresse http ://educationforsustainability.info.