« J’ai demandé l’ajournement des travaux parlementaires afin de pouvoir bien préparer la réforme électorale et il ne serait pas juste de consacrer ce temps à organiser le meeting du 1er mai », dit-il. Il estime que beaucoup d’énergie est déployée pour l’organisation de ces rassemblements qui se résument, en fin de compte, en une série de discours des dirigeants politiques et à l’estimation de la foule.
S’agissant de sa rencontre avec le leader de l’opposition cet après-midi, Navin Ramgoolam a expliqué qu’ils parleront de la réforme électorale mais également de l’amendement constitutionnel qui sera nécessaire. Il a répété que pour avoir une réforme électorale il faut que le MMM et le PTr soient très proches. « Ce sera regrettable s’il n’y a pas d’accord. »
Le Premier ministre a expliqué que depuis longtemps, comme il l’a souligné dans plusieurs messages, il n’est pas possible qu’après autant d’années depuis l’Indépendance, on ne soit pas en mesure de dire qu’on est Mauricien. « Ce n’est pas comme cela qu’on crée une nation. » Il a rappelé que De Smith avait depuis longtemps souligné que les considérations électorales basées sur les communautés créent des divisions et qu’il fallait que d’autres éléments soient pris en considération.
Le PM est revenu sur le jugement du juge Seetulsingh et celui du Privy Council qui soutiennent qu’on ne peut forcer personne à dire à quelle communauté elle appartient.
« C’est le way of life qui décide de la communauté dans laquelle on se trouve », a-t-il fait remarquer. Le PM a observé que le leader de l’opposition et lui sont contre l’organisation d’un recensement qui tiendrait en compte les communautés.
S’agissant de la IIe République, il affirme que la Constitution a bien servi depuis l’Indépendance et que des améliorations peuvent être apportées.
À la question de savoir si cela passe par une alliance du PTr-MMM, le Premier ministre a observé que cela passe par le PTr d’abord, mais son intérêt premier est celui de la République de Maurice.
Quant à une alliance éventuelle du PTr avec le MMM, il a estimé que si toutes les conditions sont réunies cela peut se faire. « Je suis pour l’intérêt du pays avant tout », a-t-il dit.
Il reconnaît par ailleurs qu’il y a une « chemistry » entre Paul Bérenger et lui. Il estime qu’ils ont tous les deux à coeur l’intérêt du pays.
Toujours concernant la réforme électorale, il a annoncé qu’il a rencontré le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval hier. En réponse à une question il a estimé que sa politique est que chacun puisse exprimer son point de vue.
Le Premier ministre a finalement estimé qu’il sera difficile pour lui de présenter un texte de loi sur la réforme électorale à la reprise des travaux parlementaires.