Il était – et reste encore – l’un des plus grands acteurs comiques de tous les temps. Né il y a 99 ans, un 31 juillet, Louis de Funès aura marqué son époque pour rester à jamais solidement vissé au Panthéon des humoristes français. Retour sur la carrière prolifique d’un éternel agité.
On lui doit la série des Gendarmes ou encore des Fantomas. Mais aussi d’avoir porté à la postérité des oeuvres aussi indémodables que La grande vadrouille, Le corniaud et Les aventures de Rabbi Jacob. Lui, c’est Louis de Funès, “clown-né” et acteur fétiche des plus célèbres réalisateurs de la grande époque de la comédie française.
L’an prochain, à pareille date, le monde du 7e art célébrera le centenaire de la naissance de cette légende cinématographique. Son art, ses mimiques, ses répliques, mais aussi les personnages truculents que de Funès aura réussi à imposer à force de persévérance, auront façonné sa légende. Difficile encore aujourd’hui de ne pas sourire, même pour les plus réfractaires à son jeu de scène, lorsqu’il apparaît au générique d’un de ses succès, sans cesse rediffusés à la télévision. Pourtant, il s’en sera fallu de peu que “Fufu” ne connaisse jamais la gloire.
Né le 31 juillet 1914 à Courbevoie, en France, le petit Carlos Luis de Funès de Galarza ne peut, du fait de son nom, cacher ses origines espagnoles. En réalité issu de la noblesse de Séville, il grandit ainsi sagement entre son père, avocat de profession, et sa mère qui, dira-t-il plus tard, l’aura, par ses grimaces, largement inspiré dans ses oeuvres futures. C’est d’ailleurs grâce à elle que, naturellement, le jeune Louis voit progressivement naître sa vocation d’acteur. Mais son parcours ne sera pas simple, et parsemé d’embûches. Et même s’il connaît ses premiers rôles peu après sa sortie du lycée Condorcet de Paris, les réalisateurs de l’époque le cantonneront à quelques timides apparitions, souvent de quelques secondes à peine.