L’artiste Louis Goupille présente sa deuxième exposition, À marée basse, à la galerie Imaaya, Pointe aux Canonniers. Après une première sortie en 2007 sur les plantes indigènes et endémiques à Maurice, il s’inspire des coquillages pour évoquer l’identité mauricienne.
Louis Goupille présente plus d’une trentaine de créations – peintures sur toile, dessins sur papier et gravures – avec une approche contemporaine. Cela fait plus de quatre ans qu’il fait des recherches sur cette thématique. L’artiste explore les techniques traditionnelles de la gravure et va vers l’expérimentation. À marée basse explore cette voie. S’inspirant des coquillages pour la présente expo, il a “proposé une approche différente, car c’est un sujet qu’on a exploré sous divers angles. Il y a ici une vraie approche contemporaine du sujet.”
Identité.
Les coquillages sont ici des éléments qui nous renvoient à ce que nous sommes en tant qu’êtres humains, mais aussi en tant que Mauriciens. Remettant en question l’identité du Mauricien, loin des cloisons communales et religieuses, il pousse son interrogation vers des ouvertures plus vastes. “Qui sommes-nous en tant que Mauriciens ? On se contente d’être ce que les gens veulent que l’on soit. Mais qu’en est-il au-delà des apparences ?”, s’interroge le plasticien. S’inspirant des formes, des textures, des structures des coquillages pour les inscrire dans une phase d’expérimentation, il dévoile sa réflexion par la métaphore. Par l’estampe, le dessin sur papier ou sur la toile.
Après une formation de gravures avec les maîtres du genre au Manhattan Graphic Centre (New York), Louis Goupille explore les limites de cet art tout en y apportant d’autres courants contemporains pour mettre en lumière sa perception des choses. À marée haute ou à marée basse.
L’expo est ouverte jusqu’au 5 mai.