Après son refus d’abdiquer à l’échéance du délai, le 24 janvier, du ministère des Terres et du Logement, qui a résilié son bail et l’a sommé de vider les lieux, le Pandit Sungkur a fini par céder. Depuis lundi dernier, les rideaux du Ritum Coffee sur la plage de Trou aux Biches sont baissés. Avec une dizaine d’employés au chômage, le Pandit Sungkur – qui a servi une mise en demeure à l’État, du fait que, selon lui, après avoir démoli sa terrasse, la mise en demeure de l’État n’avait plus sa raison d’être, d’autant qu’il détiendrait «tous les documents légaux et les permis nécessaires» – s’en remet à la justice. En attendant, le ministère des Terres et du Logement affirme qu’il rétablira les aires de stationnement sur cet espace de la plage de Trou aux Biches, qui avait été offert à un ami de l’ex-Premier ministre, Navin Ramgoolam, au détriment des plagistes. 
Moins d’un an après l’ouverture de son restaurant sur la plage de Trou aux Biches, le Pandit Sungkur a mis la clé sous la porte, la semaine dernière. Sans le renouvellement de ses permis d’opération – ceux de Victualler et de Retailer, ainsi que celui de la Tourism Authority (TA) –,  il ne peut ouvrir son restaurant. Si le Conseil de district de Pamplemousses n’a, en effet, pas renouvelé les permis de Victualler et de Retailer du Ritum Coffee, soutenant que le bail du Pandit Sungkur a été résilié, la TA a, elle, suspendu le permis d’opération du restaurant, dont le délai expire le 28 septembre 2015.
Face à cette situation, le Pandit Sungkur dit n’avoir eu d’autre choix que de mettre ses employés au chômage. Il a laissé entendre qu’il respecte la décision de la TA et s’en remet à la justice.
En attendant la décision de la Cour, le ministre des Terres et du Logement a signifié son intention d’aménager une aire de stationnement à la place du Ritum Coffee. «Ce ne sera que justice faite pour les plagistes à Trou aux Biches», a indiqué Showkatally Soodhun, dont le ministère a référé sept autres cas où des terres de l’État ont été allouées à la police pour enquête.
Toujours interdite d’accès
Parallèlement, de son côté, l’hôtel Tarisa Resort de Leckram Nundlall – autre proche de Navin Ramgoolam qui a bénéficié d’un terrain à bail sur l’ex-route côtière de Mon Choisy – a jusqu’au 21 février pour rouvrir la route au public, interdite d’accès depuis avril 2013. Alors que le ministère des Terres et du Logement a sommé Leckram Nundlall d’enlever le fencing qui borde l’ex-route côtière de Mon Choisy afin de donner libre accès au public, jusqu’ici, rien n’a pas fait dans ce sens. Affaire à suivre