« Le lundi au soleil, c’est une chose qu’on aura jamais… » – paroles cultes de Claude François. Mais au lundi de Pâques, c’est une chose qu’on voit chaque année… cultissime.
Des ségas en tout genre écument les plages mauriciennes en ce lundi de Pâques. Voilà une page folklorique de la culture kreol mauricienne. Le « kas karem » se fait « au soleil » – à Flic en Flac, Grand-Baie ou Belle-Mare – en famille. Mais il s’agit également de retrouver les plages après les 40 jours de « désert ». Au-delà de l’aspect kreol, il s’agit de réjouissance religieuse et avant tout chrétienne. Avant tout, « réjouissons-nous du Christ ressuscité et de la joie d’être ensemble ». Une célébration donc.
Il s’agit pour le chrétien mauricien de marquer son appartenance à sa foi. Une appartenance qui, à bien des égards, se voit prise en otage par le mercantilisme. Pâques, la « fête chrétienne la plus importante » se veut également identitaire, presque privilégiée, et encore préservée de matérialisme post-moderne… à l’exception de certains.
Et bien sûr, le lundi de Pâques a beau ne pas être férié, bien des sociétés jouent le jeu et tournent à bas régime. C’est le cas dans le domaine de la construction, par exemple.