Cinquante personnes ont été formées à l’utilisation du Web 2.0 en juillet. Il s’agit d’une initiative conjointe de la faculté d’agriculture de l’Université de Maurice (UoM) et du Food and Agricultural Research Council (FARC) avec le soutien du Centre technique d’agriculture et de la coopération rurale de l’UE-ACP (CTA-Union européenne-Afrique/Caraïbes/Pacifique). Un certificat a été remis aux participants à la fin de la formation.
Financé par le CTA, le projet a pour objectif de soutenir les organisations dans la mise en place de programmes visant à réduire la pauvreté, promouvoir la sécurité alimentaire et préserver les ressources naturelles avec pour résultat de contribuer à rendre les pays ACP indépendantes dans les développements ruraux et agricoles.
Lors des différents ateliers de travail qui ont duré cinq jours chacun, les participants ont eu à la fois une formation théorique et pratique. Les organisateurs notent un grand intérêt de leur part. Les personnes formées ont réinvesti leur acquis en créant des blogs.
De plus, les formateurs constatent que les participants ont acquis des connaissances et sont en mesure de les retransmettre à leur entourage. Ils font des recherches, développent des contenus en utilisant des plateformes en ligne, organisent des vidéos conférences, entre autres.
Les formations ont été très appréciées par les participants qui estiment qu’elles répondent à leurs besoins. « This training opportunity appropriately fits into the present restructure exercise of the nascent Mauritius Cane Industry Authority (MCIA Act, 2011) », fait ressortir Yash Ramdharee de la MCIA. Selon lui, les connaissances acquises permettraient à la communauté des planteurs de partager des informations en vue d’améliorer la productivité et la compétitivité surtout à une période difficile de l’industrie.
Pour sa part, le journaliste Gopee de Mauritius Times trouve que la maîtrise de cet outil lui permettra d’être plus rapide, flexible et efficient dans son travail. « Cela évitera des confusions avec des documents éparpillés ca et là lorsqu’on travail en équipe », dit-il.
Le Web 2.0 est une évolution du web vers plus de simplicité et d’interactivité entre les utilisateurs. Cette expression désigne l’ensemble des techniques, de fonctionnalités et d’usage du World Wide Web qui ont suivi la forme initiale du web. Celles-ci comprennent les blogs, les wikis, les réseaux sociaux tels Facebook ou Linkedln.
Le Web 2.0 permet aux internautes qui ont peu de connaissances techniques de s’approprier ces nouvelles fonctionnalités de la toile. Ils échangent ainsi des informations et interagissent de manière très simple que ce soit avec le contenu et la structure des pages qu’entre eux.
Le Web 2.0 peut être utilisé dans de nombreux secteurs que ce soit l’éducation, le marketing ou les médias. Les participants aux ateliers sont des chercheurs, des professionnels de l’information et des représentants d’institutions, d’organisations non gouvernementales et de la société civile. Les deux sessions ont accueilli chacun deux Rodriguais.
Pendant la période 2010-2011, le projet a été institué dans 12 pays : le Bénin, le Cameroun, l’Éthiopie, les Fidji, la Gambie, le Ghana, le Kenya, le Nigeria, le Rwanda, la Tanzanie, la Trinité-et-Tobago et l’Ouganda. Au total, ce sont 860 personnes qui ont été formées, dont 32 % de femmes. L’UE note que les résultats ont été probants et de nombreuses autres demandes ont été effectuées d’où l’organisation des ateliers à Maurice. Après ceux de juillet, un autre est prévu pour décembre.