Une trentaine de cadres des Services des prisons et de la police participent depuis lundi à une formation sur la lutte contre la piraterie. Cette initiative d’Interpol est financée par l’Union européenne. Les échanges, qui prennent fin demain, vise à initier les participants à la culture somalienne et aux techniques de manipulation des pirates somaliens.
Les techniques acquises par les participants durant les trois jours de formation sur la lutte contre la piraterie à la Prison Training School, Beau-Bassin, sont en ligne avec le respect des droits de l’homme. Cet atelier de travail fait partie de la mise en place du Funded Capacity Programme for East Africa de l’Union européenne (UE).
Les travaux sont animés par Dable Khalif du Département de la sûreté et de la sécurité des Nations unies), Rony Beersing Narain, Counter Piracy Coordinator de la Criminal Investigation Division à Maurice, et Fadeke Astaud, représentante d’Interpol. Ils sont, entre autres, axés sur la piraterie maritime et en Somalie, l’histoire, les coutumes et les normes de ce pays ainsi que les mesures préventives pour personnel pénitentiaire.
Le Commissaire des prisons Jean Bruneau s’appesantit pour sa part sur le fait que les autorités locales ont agi de façon proactive sur le dossier de la piraterie maritime dans l’océan Indien. Elles ont apporté leurs contributions à ce mécanisme international mis en place pour combattre ce fléau qui menace le trafic maritime dans cette région de monde, explique-t-il.
Maurice s’est officiellement jointe à la lutte contre la piraterie en juin 2011 lors de la signature d’un accord avec l’UE définissant les conditions et modalités dans le cadre du transfèrement des pirates somaliens. Celles-ci concernent l’enquête, la poursuite, le procès et la détention dans le pays, le transfert des effets saisis ainsi que le traitement à être accordé aux suspects.
Soulignons qu’Interpol est l’organisation internationale de police la plus importante au monde avec 190 pays membres. Son rôle est de permettre aux polices de travailler ensemble, sur le plan global, pour rendre le monde plus sûr. Elle dispense des formations ciblées, apporte un soutien spécialisé aux enquêtes et met à la disposition des autorités compétentes des pays des données utiles ainsi que des canaux de communication sécurisés.
Par rapport à la piraterie maritime, Interpol aide les pays membres à améliorer leurs capacités de collecte de preuves afin de s’assurer qu’elles sont recevables dans les tribunaux lors des poursuites. L’organisation apporte également son soutien aux États à se préparer aux défis et autres changements occasionnés par des actions de la communauté internationale contre la piraterie.