Les travaux de réhabilitation sur 270 mètres de côte longeant le cimetière marin de Cap-Malheureux vont bon train. Du moins, c’est l’assurance qu’ont donnée hier les responsables de ce chantier à savoir PAD & CO, main contrator, et Gibbs & Partner, consultant, au ministre de l’Environnement et du Développement durable, Deva Virahsawmy, qui a visité également trois autres plages.
La firme PAD & Co a été appelée à réhabiliter quelque 270 mètres de côte où l’érosion, en raison de la proximité des récifs, a causé pas mal de dégâts. En effet, bon nombre de tombes du cimetière étaient en danger.
Après cinq mois, les parties à ce projet sont satisfaites ; 65 % des travaux sont déjà complétés. Il s’agit de placer un revêtement en pierre tout le long du « Waterfront » du cimetière public de Cap-Malheureux.
« À la fin des travaux, nous aurons placé quelque 275 mètres cubes de pierre pour éviter que l’eau de mer n’abîme davantage cette partie de la côte et stopper en même temps les risques d’érosion sur cette partie de Maurice », a expliqué hier au Mauricien un des ingénieurs.
Les travaux à Cap-Malheureux, comme sur les trois autres plages, entièrement financés à hauteur de Rs 60 millions par le ministère de l’Environnement, étaient long overdue. Non seulement à cause du cimetière marin, mais aussi en raison du danger que cela représentait pour le public. « Le revêtement en pierre, actuellement en cours, vise à protéger la plage mais aussi à créer de nouveaux  espaces pour le public ».
Outre la lutte contre l’érosion, ces travaux offriront également deux nouveaux accès à la mer pour les pêcheurs à la fois pour l’embarquement et le débarquement. Par ailleurs, l’espace publique est en train d’être intégralement réaménagée avec une « slope stabilization and re-profiling of the sand dune on the western side of the site ». Il s’agit ainsi d’offrir plus d’espace de détente au public avec un land scaping plus approprié. « Nous sommes dans les délais et d’ici fin juin, les travaux devraient être complétés », renchérit un responsable.