La Commission de l’océan Indien (COI) et l’Ong ATD Quart Monde ont procédé recémment, à la signature d’un protocole d’accord pour la lutte contre la pauvreté dans la région Indianocéanie. Cette signature a eu lieu lors de la cérémonie de clôture de la session régionale ATD Quart Monde-COI “Penser et agir ensemble dans la lutte contre la pauvreté”, en présence du Secrétaire général de la COI,  Jean-Claude de l’Estrac et du président du Mouvement international ATD Quart Monde, Cassam Uteem, ainsi que Mme Marjaana Sall, chef de la délégation de l’Union européenne (UE) auprès de Maurice, des Comores et des Seychelles.
Qualifiant cet accord d’“historique”, Cassam Uteem a rappelé qu’il permettra aux deux organismes de coopérer ensemble dans quatre domaines au niveau régional pour lutter contre la pauvreté : promotion du dialogue; soutien à la formation autour de l’engagement dans la lutte contre la pauvreté; renforcement de l’engagement de la société civile pour la promotion de la paix et des droits de l’homme, et soutien à l’initiative de l’Université Quart Monde à Maurice et Madagascar.
Profitant de la présence de la chef de délégation de l’UE à l’événement, Jean-Claude de l’Estrac a fait ressortir que “cela souligne l’engagement de notre principal partenaire en faveur de l’aide au développement et plus directement contre la pauvreté.” Ce protocole, dit-il, devrait permettre à la COI et ATD Quart Monde d’élaborer des activités conjointes pour lutter toujours plus efficacement contre la pauvreté.
Marjaana Sall est revenue sur les nombreux projets mis en oeuvre dans la région par l’UE pour lutter contre la pauvreté, “afin de favoriser une plus grande participation des acteurs non étatiques dans le développement.” Elle a rappelé que “le respect des droits humains est un des principes fondamentaux de l’UE et nous nous faisons un devoir de l’inclure dans tous nos programmes de coopération.”
Lors de cet événement, les membres d’ATD Quart Monde ont présenté une restitution des dialogues menés au cours de cette semaine de travail durant laquelle l’engagement de ne laisser personne de côté a été réitéré par tous les partenaires. “Nous fondons de grands espoirs sur cet accord. Nous n’avons pas le droit de décevoir les familles qui comptent sur nous”, dit Cassam Uteem, insistant que “le développement économique de notre région ne deviendra effectivement durable que lorsque la pauvreté aura été éliminée.” Conscient qu’il s’agit d’une tâche ambitieuse, il souligne qu’”elle est réalisable grâce à notre engagement, mais aussi à celui d’institutions comme l’UE et la COI.”