L’entraîneur rodriguais Alec Albert n’est plus l’entraîneur national de la Fédération mauricienne de Lutte (FML). Il a été remplacé par Antonio Deux Novembre et occupera lui les fonctions d’assistant-entraîneur ! Le pire est qu’Alec Albert a appris la nouvelle de sa destitution à travers la presse en fin de semaine ! A ce jour, il a affirmé n’avoir reçu ni de coup de fil et encore moins de courrier officiel du président de la fédération, Richard Papie, l’informant de ce changement majeur.
Après avoir utilisé à outrance le comité régional de Rodrigues pendant ces dernières années, la FML a jeté Alec Albert comme une vieille chaussette. C’est effectivement le cas de le dire après avoir appris comment ce dernier a été traité. Au lieu de convoquer Alec Albert pour lui faire part de ces changements, Richard Papie a tout simplement décidé, par manque de respect flagrant et d’élégance, d’annoncer la nouvelle par la presse ! « Sincèrement vous dire, j’ai été choqué en lisant le journal d’apprendre que je n’étais plus entraîneur national. Je suis un homme blessé et humilié », a déclaré Alec Albert.  
Selon lui, toute fédération qui se respecte n’aurait jamais dû procéder de la sorte. Il pense aussi que si le président avait des choses à lui dire, il aurait dû agir comme un gentleman et le convoquer à Maurice pour une discussion franche. Malheureusement, a-t-il dit, Richard Papie a décidé de procéder autrement. « Je suis de ceux qui croient dans le respect de l’autre. Je suis aussi de ceux qui croit que les entraîneurs méritent le respect de leur fédération par rapport au travail qu’ils accomplissent chaque jour. Or, tel n’est  pas le cas ici. Beaucoup de personnes ont été choquées en apprenant cette nouvelle », a fait remarquer Alec Albert.
Selon ce dernier, les raisons avancées par le président de la FML ne tiennent pas la route. Il estime qu’il était entièrement d’accord de se déplacer à Maurice à la raison de quatre fois par an. Toutefois, a-t-il indiqué, la fédération devait payer son billet d’avion et surtout faire le nécessaire pour qu’il puisse avoir un release auprès de son employeur. « Malheureusement, rien n’a été fait à ce niveau. Mes déplacements à Maurice ont toujours été financés par la Commission des Sports et le comité régional. J’ajouterai aussi que j’ai toujours fait de mon mieux pour aider ma discipline et j’estime n’avoir rien à me reprocher », a-t-il souligné.
Alec Albert a ajouté que la communication n’a jamais été le point fort de la fédération. « Je ne sais combien de fois j’ai essayé en vain d’entrer en contact avec le président pour lui parler de la lutte et des priorités de la sélection nationale. Malheureusement, il n’a même pas pris la peine de me rappeler « , a-t-il regretté. Après les tristes événements de la fin de la semaine dernière, Alec Albert a déclaré se donner un temps de réflexion avant de décider de ce qu’il compte faire pour la suite.
Par ailleurs, Alec Albert a rappelé avoir consacré un peu plus de 30 ans de sa vie comme entraîneur et détient un diplôme d’entraîneur national de la fédération internationale après avoir suivi une formation en Espagne. Il a commencé dans le judo et des anciens champions comme Antonio Félicité, Jean Paul Azie ou encore Glorieuse Guillaume, ont tous débuté sous sa direction. « Il ne faudrait  pas non plus oublier que les trois premières médailles d’or obtenues par la République de Maurice aux Jeux des Îles de l’océan Indien de 2007, à Madagascar, ont été remportées par trois Rodriguaises, nommément Joana Yong Chen Hin (-48 kg), Clairemène Albert (63 kg) et Marie-Danèle Roussety (-67 kg). J’étais l’entraîneur national ! « , a fait remarquer Alec Albert.
Il a aussi rappelé que Xavier André a été médaillé de bronze aux Championnats seniors en Égypte et que Joyce Milazar en a fait autant en 2011 au Sénégal. « Joyce Milazar avait régressé alors qu’elle était en stage au centre international de Dakar. Elle est retournée à Rodrigues et je l’ai aidée à retrouver le niveau. Elle a ensuite eu cette médaille de bronze », a-t-il avancé. Pour conclure, Alec Albert a dit ne pas comprendre la réaction de Richard Papie qui indique que le niveau de la lutte a régressé aux Championnats nationaux. « Autant que je sache, nous avons fait le déplacement à Maurice avec 15 athlètes et nous avons obtenu 13 médailles d’or et deux d’argent ! », a-t-il conclu.