En février dernier, les dirigeants de la Fédération internationale de lutte étaient pris au dépourvu en apprenant que le Comité international olympique (CIO) envisageait de retirer cette discipline lors des prochains Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Toutefois, la réunion de cet organisme tenue le week-end dernier à Buenos-Aires en Argentine permettait de ne pas aller de l’avant avec cette décision. Du côté de la Fédération mauricienne de lutte amateur (FMLA), cette nouvelle est accueillie avec soulagement.
Le président de cette instance, Richard Papie ne cache pas son bonheur. « Au sein de notre fédération, nous ressentons une joie immense. La lutte mérite de demeurer une discipline olympique, surtout après les efforts colossaux entrepris par le nouveau président de la fédération internationale (ndlr : le Serbe Nenad Lalovic). »
Selon lui, les nouveaux règlements ont permis à cette discipline de conserver sa place. « Auparavant, on notait trop de passivité au cours des combats. Ce n’était donc guère attractif. Désormais, de l’action doit prévaloir au cours des combats longs de trois minutes au lieu de deux. De ce fait, les lutteurs doivent faire preuve de plus d’endurance. » Richard Papie souligne également avoir expédié une correspondance à Nenad Lalovic afin que la fédération internationale offre encore plus de moyens aux pays africains. De plus, il émet le souhait que la lutte retrouve sa place au programme des Jeux des îles. Pour rappel, le choix final sera effectué au cours de la réunion du Conseil International des Jeux les 3 et 4 octobre prochain.
Considérée comme un sport ancestral, la lutte a donc été repêchée au cours de cette dernière réunion du CIO. Au moment du vote, elle obtenait 49 voix, contre 24 au softball et 22 au squash. Reste que la décision prise en février dernier avait été accueillie avec une certaine stupéfaction, dans le sens où la lutte, sport universel et emblématique, trouve son origine dans la Grèce antique. Selon les observateurs, le changement de président et la révision en profondeur des statuts ont permis à la lutte de conserver sa place.
Nenad Lalovic avait succédé à Raphael Martinetti, qui n’avait plus la confiance de ses pairs au moment de la décision initiale du CIO. L’autre bonne nouvelle demeure que la lutte se trouve être la première discipline certaine de se retrouver aux Jeux Olympiques de 2024.