Après un premier mandat entamé en décembre 2008, Richard Papie a rempilé en tant que président de la Fédération mauricienne de lutte amateur (FMLA). Si les élus au sein du comité directeur avaient été désignés lors de l’assemblée générale élective (AGE) de jeudi dernier, les différentes responsabilités ont été attribuées au cours d’une réunion tenue mardi à Quatre-Bornes.
Richard Papie, qui sera également le représentant de la FMLA au sein du Comité olympique mauricien, sera assisté dans sa fonction de président par l’ancien lutteur Joseph Landinaff. Ce dernier était d’ailleurs pressenti pendant un certain temps pour la présidence. Au sein du nouveau comité directeur, Joël Antoinette conserve son poste de trésorier, tandis qu’Olivier Binette grimpe dans la hiérarchie pour se retrouver comme secrétaire. Quant à Clairmène Roussety, représentante de Rodrigues, elle a été cooptée en tant que membre. Vice-présidente sortante, elle était la seule à passer à la trappe lors de l’AGE.
Néanmoins, au cours de la réunion de mardi, Clairmène Roussety a été confirmée dans son nouveau rôle d’entraîneur de la sélection nationale féminine. Par contre, le poste d’entraîneur de la sélection nationale masculine est cette fois confiée à Antonio Deux Novembre, au détriment d’Alec Albert, avec Jean-Yves Alexis comme assistant. « Nous n’étions pas réellement satisfaits du travail effectué par Alec Albert. Le fait qu’il réside à Rodrigues ne lui a pas permis d’être proche des lutteurs et il n’a pas respecté le plan de travail établi par la fédération à l’effet qu’il devait être à Maurice quatre fois par an pour une période de quinze jours à chaque venue », avance Richard Papie. Ce dernier soutient que, conséquemment, le niveau a régressé, comme démontré lors des championnats nationaux. Toutefois, Alec Albert demeure responsable au niveau du comité régional de Rodrigues.
D’où la confiance placée en Antonio Deux Novembre. « Il a été le seul à s’être impliqué jusqu’ici dans les séances d’entraînement de la sélection nationale. De plus, il a suivi les différents stages de formation de la Solidarité Olympique et du Brevet d’Etat des Cadres Sportifs », justifie le président de la FMLA. Un des défis du nouvel entraîneur national cette saison sera une préparation adéquate en vue des Jeux de la Francophonie prévus à Nice (France). De plus, si la lutte est retenue pour figurer au programme des prochains Jeux des îles de 2015, la préparation devra également être enclenchée.
Par ailleurs, la FMLA s’attellera à la formation d’aspirants-entraîneurs afin de lancer cette discipline dans d’autres régions, notamment Quartier Militaire, Flacq et le sud. L’éventuelle venue de Frédéric Rubio, expert de la Fédération internationale des luttes associées en mai prochain, aidera dans ce domaine. Il est à noter que la première compétition au niveau national devrait se tenir le mois prochain.