La sanction de trois ans infligée à la lutteuse Joyce Milazar par la Fédération mauricienne de Lutte (FML) a été récemment levée. Week-End en a d’ailleurs fait état dans sa livraison de dimanche dernier, plus précisément dans l’article consacré à la lutte dans le Week-End Hit Parade des Fédérations. Hormis le fait de faire état de ce développement majeur, Week-End faisait aussi ressortir la bonne performance de la lutteuse aux Jeux de la Francophonie, à Nice en France. Une médaille de bronze qui a permis à cette fédération de refaire son entrée dans ce classement des fédérations. Car s’il n’y avait pas Joyce Milazar, la FML aurait toujours fait partie des exclues de ce classement.
C’est donc une bonne nouvelle pour le comité régional et pour Joyce Milazar en particulier. Grâce à une médiation menée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo lui-même, auprès des différentes parties dans cette affaire, la FML a finalement décidé de lever cette sanction. Il nous revient toutefois que la présidente du comité régional, Clairmène Roussety,  et Joyce Milazar ont eu en contre-partie à signer, « couteau sous la gorge » un document dans lequel elles ont indiqué qu’elles ne s’attendaient pas à ce que leurs déclarations soit mal vue par la fédération. Il n’empêche que le fait même de faire signer ce document rélève de la mauvaise foi de la part de la fédération.
Soulignons que le comité régional avait lui été suspendu jusqu’à nouvel ordre par la FML qui avait jugé infondées les informations données par ce comité régional à la suite d’une enquête. Le ministère de la Jeunesse et des Sports n’avait cependant pas tardé à réagir à la suite d’un article de Week-End dénonçant la façon de faire de la fédération. Le MJS avait ainsi demandé que la suspension pesant sur le comité régional soit levée et ce,
à la suite d’une interprétation donnée par le State Law Office (SLO) sur les pouvoirs de la FML de suspendre un comité régional et ce, en vertu du Sports Act et des règlements de la fédération.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le ministre Devanand Ritoo a, une fois de plus, sauvé une situation qui aurait pu prendre une tournure beaucoup plus compliquée. Car au niveau de la Commission des Sports à Rodrigues, des mesures légales avaient déjà été entamées, afin de contester la sanction de Joyce Milazar en Cour. Finalement, la Commission des Sports a décidé de ne pas aller de l’avant dans cette affaire. A noter que le comité régional a été informé verbalement de la levée de cette sanction et attend toujours une correspondance officielle de la fédération.