Entamée jeudi dernier au secrétariat du Centre de lutte à Vacoas, l’enquête concernant les allégations à l’encontre de l’entraîneur national, Antonio Deux Novembre, et de son épouse, Corinne Appadoo, suit toujours son cours.
Si dans un premier temps, il était question que l’enquête soit bouclée mercredi, il se trouve que l’audience a été reportée à une date ultérieure. Entre-temps, l’entraîneur national est toujours suspendu de ses fonctions et les premières séances d’entraînement de la présélection nationale ont été placées sous la responsabilité de Soogum Veeren et Joseph Landinaff.
Afin de mettre toutes les chances de son côté, Antonio Deux Novembre a sollicité les services de Me Dayal pour assurer sa défense. La Fédération mauricienne de lutte amateur (FMLA) a pour sa part institué un comité qui comprend trois de ses membres, à savoir Joël Antoinette, Olivier Binette et Rajen Murday.
Au cours de l’audition de jeudi dernier, il nous revient que rien que quatre des sept items concernant les reproches à l’encontre de l’entraîneur national ont pu être abordés. Il fallait par la suite libérer la salle. Reste qu’une enquête a également été menée auprès des cinq jeunes lutteurs concernés et de leurs parents.
Pour rappel, il est reproché à Antonio Deux Novembre d’avoir, entre autres, fait preuve de « négligence et de manque de responsabilité » au cours du déplacement à l’île de La Réunion dans le cadre du Tournoi de Noël du 7 au 14 décembre dernier. Il aurait également forcé les lutteurs à combattre sans avis médical, même s’ils étaient blessés.
Bien qu’il n’ait pas fait mention d’incidents lors de son premier rapport soumis à la fédération, l’entraîneur national a toujours nié les faits qui lui sont reprochés, prenant à témoins les dirigeants réunionnais et mettant en avant le comportement de certains lutteurs. « Ceux qui étaient blessés étaient rétablis. Ils ont pu combattre et obtenir des médailles », nous a-t-il déclaré ce matin.
Reste que du côté de la FMLA, on souhaite que cette enquête soit bouclée au plus vite. « Nous avons voulu instituer une enquête en toute transparence et indépendance. Si Antonio est blanchi, il retrouvera son poste d’entraîneur national. Au cas contraire, il aura à se présenter devant un board disciplinaire qui prendra les sanctions appropriées », soutient Richard Papie, président de cette instance.