Le partage d’information est essentiel dans la lutte contre la contrebande de cigarettes. La Mauritius Revenue Authority et la British American Tobacco ont signé lundi un accord à Mer Rouge en ce sens.
La cigarette à Maurice, selon certaines estimations, ce serait 50 millions de paquets de 20 importés et 1 milliard d’unités consommées annuellement. Une « importante source de revenus » pour la Mauritius Revenue Authority (MRA). Car, il va sans dire que « de par sa nature et pour des raisons évidentes », la cigarette figure parmi les produits les plus taxés. D’où l’importance de la lutte contre la contrebande. Ainsi, un accord a été signé hier entre la MRA, la British American Tobacco (BAT) et TNS, le distributeur de BAT. Car, il existerait une corrélation directe entre le niveau de taxe et la contrebande, tendance que confirme Joe Muganda, Head of Corporate and Regulatory Affairs, BAT East and Central Africa. « La contrebande représente un manque à gagner pour les autorités et une perte de parts de marché pour la BAT », souligne le directeur de la MRA, Sudhamo Lal.
Il faut néanmoins souligner que nos frontières étant « non-poreuses », à contrario du continent européen, le taux de contrebande reste infime selon Joe Muganda. « Mais un paquet provenant de la contrebande est toujours un de trop », nuance-t-il.
Par ailleurs, la MRA aura au fil des années développé un système « difficilement évasif », à bande réfléchissante (de type code barre) et authentifiable par lecteurs électroniques — une technologie « trop chère » à répliquer pour que toute contrebande soit profitable à l’échelle insulaire.
Le premier memorandum of understanding entre la MRA et BAT-TNS s’était échelonné de 2007-2011. Des Rs 10 md de excise duty collectées par la MRA annuellement, 30 % proviennent du tabac.