La centaine d’employés de Lux Grand Gaube appelés à assurer le service pendant la rénovation de l’hôtel l’année dernière toucheront une prime de Rs 160 par jour pendant six mois. Telle est la décision de la Commission de Conciliation et de Médiation (CCM). Le syndicat est d’avis que cette victoire représente un précédent qui devra s’appliquer lors des prochaines rénovations des autres hôtels.

La Grand Gaube and Other Hotels Restaurants Staff Union avait porté le litige devant la CCM après des discussions infructueuses avec la direction de Lux Grand Gaube. Elle réclamait une somme supplémentaire de Rs 200 par jour pour les employés appelés à continuer leur service pendant la rénovation de l’hôtel. La CCM a opté pour la somme de Rs 160, payable avec effet rétroactif pour la période du 1er juin au 20 décembre 2017. Cette somme s’ajoute à leurs salaires.

Atma Shanto, le négociateur, explique cette démarche du fait que pendant la rénovation, les employés sont appelés à travailler dans des conditions plus difficiles et se retrouvent même avec des tâches supplémentaires. « Quand un hôtel est en rénovation, une partie des employés est en formation. Une autre partie, notamment ceux qui font la maintenance et le jardinage, continue de travailler. L’hôtel est alors un chantier et leurs tâches sont plus difficiles. C’est pour cela que nous avons estimé qu’il est justifié de réclamer une allocation spéciale. En se prononçant en faveur de cette demande, la CCM vient nous donner raison. »Mais plus que cela, Atma Shanto estime que cette recommandation de la CCM représente un précédent pour le secteur. « Il y a actuellement plusieurs hôtels, dont le Preskil, le St Géran et le Club Med, cette recommandation devrait aussi s’appliquer pour eux et pour d’autres à l’avenir. »

Ce dernier va plus loin en avançant qu’à la réouverture de l’hôtel, la direction et le syndicat devront se mettre au dialogue pour les négociations salariales. « On sait que l’hôtellerie est aujourd’hui un pilier de l’économie et que les travailleurs représentent les “assets” de ce secteur. Ils doivent aussi être récompensés pour le service offert. J’espère que le manage- ment comprendra cela. Le travailleur doit avoir son dû. C’est son droit. »