Avec son premier album, Mes larmes, il fait ses premiers pas dans le domaine musical. Il choisit de marier zouk et rap afin de se démarquer. Le jeune chanteur Lyndon Gaiqui partage son vécu dans un registre grandement influencé par Soprano, La Fouine et autres. Quatre titres à apprécier.
Dès son premier titre, Lyndon Gaiqui donne le ton et montre son envie de faire la musique différemment. D’apporter une autre couleur à la palette locale. La voix de Tcheky (Nicolas Fanny), que l’on associe désormais au zouk local, agrémentée par le vocal doux et puissant de Lyndon, dévoile un style qui n’est pas familier à Maurice : zouk/rap.
Voix et rythme.
Il dit n’avoir que sa plume pour exprimer son amertume dans Blessé. Mais qu’il se rassure : il possède également la voix et le rythme pour le démontrer. Il a raison de dire, tout de suite après, Je ne veux pas lâcher. Dans la chanson, c’est de sa moitié qu’il parle, celle qu’il ne veut pas perdre. Lyndon devrait en faire de même pour la musique. Car il a un talent certain qui, travaillé, pourrait surprendre dans quelque temps.
Entre nostalgie et explosion de sentiments, Mon ange, qui est un message d’amour adressé à sa petite soeur disparue, baigne dans une douce mélodie. Un piano sec relevé par le son planant du tabla sur les refrains pour que “même si les souvenirs appartiennent au passé, petite soeur, tu resteras gravée dans mes pensées”.
État d’esprit.
Fortement inspiré par Passi, Slai, 2pac, Soprano et La Fouine, Lyndon Gaiqui révèle ses influences à travers Le mal. Mélange de rap et de chant, ce morceau parle de l’état d’esprit des gens, de la guerre entre frères et soeurs. “Le système dans lequel nous vivons tourne à l’envers. Il est temps d’agir. Faire une pause et songer à apporter un changement.”
Des récits remplis de sincérité. Des textes écrits avec émotion. Dans une musique entraînante qui rythme chaque titre, Mes larmes dégage une force, une envie de s’exprimer, d’exploser. “La musique est mon tout.”
Présenté sous forme de coffret, l’album est accompagné d’un CD audio et d’un DVD, sur lequel est proposé le clip de Je ne veux pas lâcher.
Disponible chez les disquaires à Rs 200.