À quelques jours de la proclamation des résultats du PSAC, le syndicat des enseignants des collèges confessionnels questionne le ministère de l’Éducation sur l’attribution des places en Grade 7 dans les collèges régionaux à grande demande et particulièrement dans le cas d’élèves décrochant les mêmes résultats. « Il y a un flou par rapport à l’attribution des places lorsqu’on apprend que le ministère ces derniers jours n’avait pas encore finalisé les places dans certains collèges », dit Lysie Ribot, présidente de la Secondary and Preparatory School Teachers and Other Staff Union.

Le syndicat dirigé par Lysie Ribot, face à la presse hier, a demandé au ministère de révéler le nombre de places disponibles en Grade 7 dans l’ensemble des collèges d’État et privés subventionnés et de donner aussi des détails sur la répartition de ces places entre le secondaire d’État et privé, y compris celles de l’extended stream. « Est-ce vrai que certains collèges prendraient davantage d’élèves en première année du secondaire que le nombre dont ils ont l’habitude ? Y aurait-il plus d’élèves dans l’extended stream de certains collèges que dans d’autres ? » demande ce syndicat. Il est un fait, poursuivent les dirigeants de la SPSTSU, que certains collèges, que ce soit dans le secondaire d’État ou privé, sont plus prisés que d’autres. Ce syndicat souligne à titre d’exemple la fourchette de points (75 à 100) pour l’obtention de la note A. « De plus en plus de parents se demandent si l’enfant ayant décroché quatre A de 78 points chacun aura priorité sur l’enfant ayant obtenu plus de points dans quatre matières parce qu’il habite à proximité de l’école demandée. Si tel est le cas les parents ont raison de se poser des questions sur la méritocratie. Je pense que les autorités auraient dû apporter des clarifications avant la proclamation des résultats sur la question des mêmes résultats décrochés par plusieurs candidats afin de dissiper tout doute dans la tête des parents », poursuit Lysie Ribot.

La SPSTSU a aussi soulevé hier plusieurs questions concernant le fonctionnement et le programme d’études dans l’extended stream (en remplacement de la filière Prevocational Education). Selon ce syndicat, le ministère aurait apporté encore des changements dans le programme d’études. « Il y a beaucoup de questions sur l’emploi du temps dans l’extended stream. Selon nos renseignements, le ministère aurait opté cette fois pour une diminution des core subjects dans le cas de ces élèves. En outre, nous ne savons toujours pas si les élèves de l’extended stream prendront part aux mêmes examens nationaux que les élèves du mainstream à la fin du Grade 9 (Form III) car il y aurait une profonde divergence entre le ministère et le MIE sur cette question. La ministre de l’Éducation est la seule personne à pouvoir apporter des éléments de réponse, mais elle refuse de nous rencontrer », a dit hier la présidente de la SPSTSU.

La SPSTSU souligne que tout nouveau poste dans la fonction publique et dans les corps para-étatiques doit être avalisé par le PRB après de longues procédures. Or, dans ce cas précis, dit la SPSTSU, c’est le ministère qui a pris la décision, sans discuter avec les représentants des enseignants. « Nous n’avons aucun détail concernant les critères pour la nomination à ce poste malgré nos demandes à la PSEA. Certains collèges ont déjà choisi le Formaster/Facilitator et dans certains cas des juniors ont passé sur la tête des seniors », dit la présidente de la SPSTSU. Ce syndicat craint, disent ses dirigeants, « un cafouillage et beaucoup de malentendus dans l’extended stream », en raison disent ses dirigeants, d’un manque de communication de la part des autorités.