Le Dr. Simon K.S. Choong, Consultant en urologie et maître de conférence à l’Institut d’Urologie du Great Ormond Street Hospital for Sick Children et au College London Hospital, a exposé mardi au Centre Vivekananda de Pailles les dernières avancées dans le traitement des calculs rénaux. Il explique que les nouvelles technologies permettent de désagréger les calculs de façon non invasive notamment en cas d’obstruction du rein ou de l’urètre. « Non traités, les calculs provoquent des infections notamment chez les personnes ayant un système immunitaire affaibli », a indiqué l’urologue britannique.
La conférence du Dr. Choong, organisée par le ministère de la Santé, était présidée par le Dr. N. Goppee, directeur des services de Santé publique. Le Premier ministre Navin Ramgoolam et le ministre de la Santé Lormesh Bundhoo y ont assistée. Le conférencier londonien a expliqué qu’il y a des cas où les calculs sont asymptomatiques. Néanmoins, en règle générale, ils provoquent de vives douleurs nécessitant la prescription d’analgésiques et d’anti-inflammatoires. Lors des interventions destinées à enlever les calculs, le Dr. Choong cite les lithotripsies de 2e et 3e génération « more friendly », le laser, l’urétéronoscopie flexible, la néphrolithotomie percutanée associée aux techniques des ultrasons, à l’imagerie digitale par fibre optique, à l’urétéroscopie à travers l’urètre et à l’urétéronoscopie notamment. Le chirurgien visualise le calcul et le désintègre. Ces technologies sont également indiquées pour traiter des tumeurs cancéreuses au rein. Le succès de l’intervention dépend de la taille du calcul, explique le Dr. Choong. Les résultats varient selon qu’il mesure moins de dix millimètres ou plus de dix millimètres. En cas de douleur sévère la pose d’un stent d’urgence est réalisée pour « bypass » le calcul, précise l’urologue. La sonde est retirée après deux semaines. Le patient est ensuite suivi dans le département « out patient » durant six semaines et est soumis à des analyses métaboliques.
Une opération ne met cependant pas le patient à l’abri de la réapparition d’autres calculs, indique le Dr. Choong. L’alimentation joue un rôle essentiel dans la prévention, explique-t-il. Le calcul étant composé d’oxalates, le patient doit supprimer les aliments qui contiennent cette substance. À éviter : les aliments trop riches en protéines, les mets salés, le chocolat, les cacahuètes, les thés, les épinards, les tomates entre autres. En revanche il est recommandé de boire de l’eau additionnée de citron, des limonades (boissons exclusivement à base de citron), des produits laitiers, yaourts et fromages.