La première tempête tropicale qui se formerait dans la région au cours de la prochaine saison cyclonique (novembre 2011-mai 2012) se nommera Alenga. Cest un nom qui a été proposé par les météorologues kényans siégeant au sein du Cyclone Committee.
Depuis ces dernières années, ce Cyclone Committee, institué par l’Office météorologique mondial (OMM) est majoritairement composé de scientifiques africains, alors que, auparavant, on n’y retrouvait que des météorologues des îles des Mascareignes, exception faite de Français affectés au Centre régional de la Réunion (département outremer français). Ce changement s’est opéré graduellement surtout depuis que les météorologues se sont rendus compte que la partie australe du continent Afrique est tout aussi exposée aux cyclones que ne le sont les îles et l’Australie.
Pour rappel, le cyclone Eline, formé au milieu de l’océan Indien, avait, en 2003, surpris tout le monde en traversant le continent d’Est en Ouest pour finalement aller se combler dans l’Atlantique Sud non sans avoir causé dégâts matériels et pertes de vies humaines, particulièrement au Mozambique et au Botswana.
Outre Alenga, la liste des noms des prochaines tempêtes éventuelles se déclinera comme suit : Benilde (nom mozambicain), Chanda (donné par l’île Maurice), Dando (tanzanien), Ethel (zimbabwéen), Funzo (malawite), Giovanna (seychellois), Hilwa (comorien), Irina (malgache), Joni (du Botswana), Kuena (Lesotho), Lesego (sud-africain), Michel (donné par La France), Noyana (swazi) et Olivier (mauricien).
On ne sait si c’est véritablement une remarque formulée, il y a quelque temps, par un auditeur lors d’une des émissions koz-kozé sur une radio privée mauricienne qui en serait à l’origine, mais, on notera que, pour la première fois dans les annales, une tempête portera un nom à consonance asiatique. La coïncidence voudrait que c’est, justement, l’Office de météorologie de l’île Maurice qui a proposé le nom de Chandra. L’auditeur en question en avait effectivement fait tout un plat du fait que, selon lui, seulement des noms européens ou « population générale » étaient choisis pour les tempêtes. Comme quoi, le sectarisme s’est tellement imposé dans notre pays qu’on soit arrivé au point d’exiger, et d’obtenir, qu’il y ait, à tout prix, un équilibre même quand il s’agit de donner un nom à une catastrophe…