Depuis le mois de mai, la route de Macondé est fermée à cause d’éboulements de rochers. Les habitants de la région allant de Surinam jusqu’au Morne sont les premiers à en souffrir et commencent même à perdre tout espoir en ce qui concerne l’ouverture de la route annoncée pour le 15 juillet. Quant aux travaux d’élargissement de la route, ils ne prendront pas fin avant trois mois.
Le mardi 15 juillet avait été annoncée comme « la date butoir » de l’ouverture d’une des voies de la route Macondé. Mais au niveau du ministère des Infrastructures publiques, on nous explique que tout dépend de la vitesse à laquelle avancent les travaux et de la météo, le mauvais temps pouvant affecter l’avancement des travaux. « Pena date presi pou reouver larout la me la semaine prosenn li pou korek », nous explique M. Anadachee du ministère qui précise que les deux voies de cette route seraient ouvertes la semaine prochaine.
Jozique Radegonde, députée de cette circonscription, explique de son côté qu’une seule voie serait ouverte d’ici la semaine prochaine et que pour l’heure, seuls les piétions ont accès à la route de Macondé. Avant l’ouverture de la route, il faudra installer des feux de signalisation pour éviter tout problème, ajoute-t-elle.
Les travaux sur la falaise semblent achevés mais la députée mauve se demande quand les ouvriers comptent y mettre les filets de protection pour protéger la chaussée d’autres éboulements. Il faut sécuriser l’endroit au plus vite parce que la situation est intenable pour les habitants de la région, dit-elle.
Irenza Rico, habitante de Baie-du-Cap, raconte son calvaire depuis la clôture de la route. Pour cette domestique, le plus gros souci c’est le trajet. Depuis que la route est fermée, des navettes assurées par la CNT quittent Baie-du-Cap toutes les trente minutes. Elles font un détour en prenant la route de Chamarel pour se rendre à Case Noyale. Une route dont les tournants rendent certaines personnes malades. « C’est dans l’après-midi que c’est plus compliqué. Nou voyaz avek la per. Se enn kalver terib ». Irenza dit avoir hâte de voir la route Macondé rouverte pour éviter de perdre du temps dans ses trajets et aussi parce que de Surinam au Morne, les habitants sont pénalisés.
Jozique Radegonde, elle souligne que beaucoup de femmes ont perdu leur emploi depuis que la route de Macondé est fermée. Les employeurs ne comprennent pas et n’acceptent pas les retards accumulés de leurs femmes de ménage. Beaucoup de familles seraient touchées et bouleversées à cause de ce problème qui dure depuis fin avril.
« Le problème de Baie-du-Cap fait le bonheur de Chamarel », soutient pour sa part Maxime Vénus qui se demande pendant combien de temps encore le « calvaire » va durer.
Lors d’une descente sur le terrain dans la matinée de vendredi, les ouvriers étaient toujours au remplissage d’une partie de la mer, tâche qu’ils effectuent depuis maintenant un mois. Deux mètres sur sept ont été comblés sur une surface de 200 m de longueur par 40 m de largeur. La route en elle-même serait complète, asphaltée et accessible dans trois mois. Les rochers utilisés pour le remplissage proviendraient de Chemin-Grenier.