Il est estimé que 300 Mauriciens meurent chaque année d’un excès de consommation d’alcool alors qu’entre 6 000 à 7 000 patients présentent des problèmes de santé chaque année pour cette même raison et doivent se rendre à l’hôpital pour des traitements. C’est ce que met en avant le MACOSS (Mauritius Council of Social Service), qui vient de lancer une campagne de sensibilisation contre l’abus d’alcool le 13 juillet dernier à Goodlands.
Le MACOSS souligne que, selon un récent rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les Mauriciens consomment en moyenne 3,6 litres d’alcool chaque année, les hommes consommant une moyenne de 5,9 litres, contre 1,4 litre pour les femmes. Toujours selon ce rapport, note le MACOSS, il est estimé que 300 personnes décèdent en raison d’une consommation excessive d’alcool tandis qu’environ 6 000 à 7 000 patients ont des problèmes de santé pour cette même raison.
C’est dans ce contexte que l’Ong a décidé de mener une campagne nationale contre l’abus d’alcool avec, pour slogan, “L’excès d’alcool peut tout détruire”. Cette initiative inclut des messages à travers des billboards, des articles de presse, des posters et des ateliers de même que des causeries pour sensibiliser les leaders, les  travailleurs sociaux et le public en général sur les méfaits de l’alcool. Le MACOSS a sollicité le soutien du Sugar Industry Labour Welfare Fund (SILWF), des autorités locales de même que les Conseils de District pour l’organisation de ces activités.
Lors de l’atelier de travail du 13 juillet dernier au Triangle Community Centre, à Goodlands, le vice-président de la République, Parmasivum Vyapoory, a souligné que le problème de l’alcool « nous concerne tous » au vu des méfaits qu’il engendre à la société. Il a de fait invité les leaders des communautés et travailleurs sociaux à « réunir leurs efforts » afin de gérer au mieux le problème. Pour sa part, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Ashit Gungah, a mis l’accent sur les responsabilités des Ong et du public pour soutenir les personnes à risques.
De son côté, le président du MACOSS, Geerish Bucktowonsing, a fait un rappel des dégâts causés par l’abus d’alcool et les dommages collatéraux sur l’économie, la santé, la sécurité routière, la vie et la productivité. Il a de fait lancé un appel aux “personnes-ressources” pour qu’elles transmettent le message aux membres de leurs localités respectives. Selon lui, la lutte contre l’alcool doit être « le combat de tous ». Le MACOSS compte renouveler de tels ateliers dans huit autres régions du pays en vue de sensibiliser, éduquer et renforcer la capacité des leaders des localités diverses et des travailleurs sociaux à mieux gérer le problème.