Même si, depuis bientôt un an, l’enquête menée au niveau de l’Independent Commission against Corruption et de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) dans le scandale de bois de rose avec les six conteneurs saisis n’a rien donné, un Sino-Mauricien s’est fait rattraper à Madagascar pour le trafic de cette essence prisée sur le marché international. En effet, la presse malgache fait état de l’arrestation de ce ressortissant mauricien à la veille de son départ de Madagascar pour Hong Kong.
Le Sino-Mauricien a été dénoncé par une opératrice malgache ayant subi un préjudice d’au moins 1,2 milliard d’ariary (monnaie malgache) dans une affaire de contrebande de girofle de Madagascar. Mais, au passage, le suspect mauricien et ses deux complices malgaches contredisent la dénonciatrice en affirmant qu’ils étaient engagés dans un trafic de bois de rose sur l’Extrême-Orient avec le départ de la cargaison de Madagascar en avril dernier.
Les suspects soutienntent que ces activités de contrebande auraient échoué car la cargaison de bois de rose a dû être jetée à la mer en vue de déjouer les autorités, qui étaient sur leurs pistes. Finalement, les enquêteurs malgaches de la province d’Ambohidahy et de la gendarmerie nationale à Ankadilalana détiennent des preuves formelles que les suspects sont engagés dans le trafic de bois de rose de par leurs antécédents.
À Maurice, très peu de renseignements sont disponibles sur l’identité du Sino-Mauricien impliqué dans cette nouvelle tentative de contrebande de bois de rose. Affaire à suivre…