L’ex-président de la République : « Cette élection est très importante pour Madagascar. Notre voeu le plus sincère est qu’elle se déroule dans les meilleures conditions »
L’ancien président de la République Cassam Uteem dirigera à partir de demain une importante mission d’observateurs étrangers à l’élection présidentielle à Madagascar, qui se tiendra vendredi prochain. Il a été pressenti par l’Electoral Institute for Sustainable Democracy in Africa (anciennement EISA, basée en Afrique du Sud) pour être leader d’un groupe de 40 personnalités africaines pour superviser le déroulement de la fin de la campagne, le scrutin aussi bien que le dépouillement dans la Grande Île. Il devra être de retour à Maurice le dimanche 27 octobre à la conclusion de ce premier tour.
Dès son arrivée à Madagascar ce week-end, Cassam Uteem établira le contact avec les observateurs de l’EISA en vue de mettre au point toute la logistique et le déploiement nécessaires pour couvrir le scrutin. À ce stade, il attend de prendre connaissance de la liste officielle des observateurs choisis pour faire partie de sa mission sur le terrain.
« Je suis très heureux d’avoir été approché pour diriger l’équipe d’observateurs de l’EISA en vue de cette élection cruciale à Madagascar. Ce pays revêt une importance particulière pour Maurice, d’abord parce que nous sommes voisins et riverains de cette partie de l’océan Indien et que nos relations comportent un volet historique majeur. Ces élections ont tout leur importance pour Madagascar et notre voeu le plus sincère est qu’elles se déroulent dans les meilleures conditions possibles », a déclaré Cassam Uteem au Mauricien ce matin.
Outre l’EISA, plusieurs autres organisations internationales, dont la Commission de l’océan Indien (COI), la Southern African Development Community (SADC) et l’Union européenne ont dépêché des missions d’observateurs à Madagascar. Quelque 300 observateurs étrangers seront sur place au moment du scrutin.
Le coup d’envoi de la campagne électorale dans la Grande Île a été donné le mardi 24 septembre pour les 33 candidats à la présidentielle du 25 octobre prochain. Cette étape constitue une étape dans la sortie de crise à Madagascar, après presque cinq ans. Quelque 7,8 millions de Malgaches devront se rendre aux urnes le 25 octobre pour élire un nouveau président. L’organisation de ces élections comprend la mise en place de 20 000 bureaux de vote, répartis dans les 22 régions, 119 districts, 1 500 communes et 17 000 fokontany que compte Madagascar.