Le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien Jean-Claude de l’Estrac a rencontré le président de la République malgache vendredi dernier dans le sillage du retour de Marc Ravalomanana dans la Grande Île. Jean-Claude de l’Estrac s’est ainsi déclaré « rassuré » par la volonté du chef de l’État malgache de continuer à oeuvrer dans le sens de l’apaisement et de la réconciliation nationale. « Même s’il condamne fermement les conditions inacceptables de ce retour et la contestation de sa légitimité démocratique, le chef de l’État malgache espère pouvoir se saisir de la présence de Marc Ravalomanana dans le pays pour relancer le processus voulu par tous de la réconciliation nationale », a-t-il déclaré.
Le Secrétaire général de la COI estime que le chef de l’État malgache a été « très réconforté » par la condamnation unanime de la communauté internationale concernant les agissements de l’ancien président Marc Ravalomanana. Hery Rajaonarimampianina a souligné en particulier la prise de position de la présidente de l’Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, « qui considère que la remise en cause de la légitimité des institutions malgaches, issues d’élections libres et démocratiques et dont les résultats ont été reconnus par l’ensemble de la communauté internationale, y compris l’Union africaine et la SADC, est une provocation inadmissible ». Hery Rajaonarimampianina s’est également réjoui de la déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay et de celle de l’ambassade américaine à Antananarivo.
Au cours de sa visite, le secrétaire général de la COI a également rencontré l’ancien président Didier Ratsiraka, avec qui il a discuté de la question de l’apaisement politique. Plusieurs propositions ont été évoquées. L’ancien président Ratsiraka avait publiquement suggéré une conférence au sommet de tous les anciens chefs de l’État malgache.
Jean-Claude de l’Estrac a également discuté de ces questions avec le ministre Roland Rakotomanga, chef de la délégation de la mouvance Ravalomanana. Celui-ci s’est dit également favorable au principe de réconciliation nationale, mais déplore les « signaux contradictoires » de l’État, « d’un côté le discours officiel sur l’apaisement et de l’autre les méthodes intolérables utilisées par le Groupe de sécurité et d’intervention spécial (GSIS) contre l’ancien président et ses proches ».