La Southern African Development Community-Council of Non gouvernemental organisations (SADC-CNGO) lance un appel à la Commission électorale nationale indépendante de transition (CENI-T) pour veiller au respect du choix de la population exprimé dans le vote lors des élections qui se sont tenues vendredi dernier à Madagascar.
Dans son rapport diffusé sur le déroulement des élections à Madagascar, le SADC-CNGO félicite le CENI-T des efforts effectués dans le cadre du processus électoral. Tout en appelant les acteurs à respecter les résultats qui découleront du processus électoral transparent et crédible, il exhorte ces acteurs politiques à engager des recours par les voies légales et pacifiques prévues par les dispositions légales en cas d’objection.
Il estime maintenant que le gouvernement et cet organisme devraient mener une évaluation complète du processus électoral afin de tirer des leçons pour de futures améliorations. Le SADC-CNGO demande au gouvernement nouvellement élu d’allouer « en tout temps les ressources nécessaires afin que l’organe en charge des élections puisse être en mesure d’organiser convenablement les élections à venir ».
Le conseil a tenu à rappeler ses profondes inquiétudes concernant la sécurité des Malgaches pendant la période de transition malgré un environnement relativement pacifique pendant le scrutin. Il en appelle aux forces de sécurité et à toutes les parties d’assumer pleinement leur devoir constitutionnel et à assurer la sécurité de chaque citoyen ainsi que celle de ses biens.
Le SADC-CNGO demande à la SADC de poursuivre son soutien au pouvoir national légitimement élu et au peuple de Madagascar dans leur quête de paix et de sécurité et de développement socio-économique.
A la société civile malgache, il recommande de rester vigilante et de continuer à contribuer positivement à la consolidation de la paix et de la démocratie. Le conseil l’encourage aussi à poursuivre « ses efforts pour réaliser les aspirations à la justice sociale du peuple Malgache ». Il estime aussi que le gouvernement ainsi que l’organe en charge de l’organisation des élections devraient travailler en étroite collaboration avec les organisations de la société civile pour soutenir l’élaboration et la mise en place d’une stratégie nationale d’éducation citoyenne.
Le SADC-CNGO relève en outre « la lourde responsabilité historique » qui incombe au gouvernement élu, « de mener le pays vers un Madagascar meilleur où les droits de chaque citoyen seraient respectés et les besoin de tout un chacun comblés ». Pour ce, il constate que le nouveau gouvernement devrait faire « tout ce qui est en son pouvoir pour un développement équitable ».
Pour le conseil, le scrutin « est la clé permettant à Madagascar de retourner dans l’ordre constitutionnel et de construire un chemin nouveau vers le développement et l’équité sociale pour tous les Malagasy ». Le conseil estime que le prochain chef du gouvernement malgache devra être engagé « dans le développement et la justice sociale et il devra croire profondément en la réconciliation, l’inclusion et la participation populaire dans le processus de prise de décision à tous les niveaux ».
La contribution de la SADC-CNGO a été de fournir un appui à l’organisation de la société civile nationale, à la tenue des dialogues sur les politiques publiques et à l’engagement des différents acteurs aux niveaux national et régional. La mission d’observation des élections fait partie des efforts déployés par la SADC-CNGO visant à contribuer à la consolidation de la démocratie et de la paix à Madagascar. Soixante-quinze observateurs étaient postés dans 20 des 22 régions de l’île. Ceux-là ont visité 311 bureaux de vote avant le scrutin, lors du vote et de comptage.
Le conseil constate que hormis quelques imperfections mineures, les élections se sont déroulées suivant les normes requises par la SADC. « L’ensemble du processus électoral pouvait être considéré comme étant crédible », dit-il.