À contre-saison chanter Vive le vent d’hiver. Une ritournelle bien éloignée de nos réalités. Ça vous parasite tout le mois de décembre. Les “pages de pub” deviennent interminables. On en rajoute, en jouant toujours sur les émotions : “Père Noël, Père Noël, je veux un smartphone de la marque…” Ça me saoule !

On racontera quoi aux gamins, après ? Que le vendeur dans le magasin est en vérité un lutin cherchant à passer incognito ? Que les shopping malls en solde sont des agences opérant sous licence du Père Noël ? Et qu’avec l’augmentation du trafic ludique, les enfants sont priés de récupérer leurs “cadeaux” sur place… dès le “bonus” des parents versé.

Rien de mieux pour doper l’économie que ce représentant commercial de Cola. Faut-il rappeler que le diabète est une des maladies chroniques affectant un grand nombre de Mauriciens ? À consommer avec modération. Je ne vous parle pas des risques et périls encourus au niveau médical à la longue. Le diabète, ce n’est pas gai.

Le consommateur est initié depuis l’enfance. J’en connais qui en mettaient dans le biberon des bébés. N’oublions pas que le diabète a le vent en poupe au pays de la canne à sucre… Pensez-y lorsque les bulles vous pétilleront sur la langue. Et si des personnes responsables faisaient augmenter la taxe sur les boissons ultra-sucrées ? Est-ce que cela ferait chuter les ventes… de glucomètre ?

Pendant ce temps, à Hong Kong, le scientifique He Jiankui est condamné par ses pairs. Pékin demande la suspension des travaux du chercheur, qui dit avoir créé les premiers “bébés OGM”. La Chine a d’emblée exigé la suspension des activités de ceux impliqués dans la naissance supposée des premiers “bébés génétiquement modifiés”. À ne pas confondre avec le clonage. Pour le moment, on modifie l’ADN.

“Cet incident a violé de manière flagrante les lois et réglementations chinoises et a ouvertement dépassé les limites de la morale et de l’éthique auxquelles adhère la communauté universitaire”, a déclaré le vice-ministre chinois des Sciences et Technologies.

Les jumelles Lulu et Nana auraient eu leur ADN modifié pour les rendre résistantes au VIH, dont est infecté leur géniteur. Cela aurait fonctionné sur une seule des sœurs. Une expérience à demi réussie, qui ouvre la boîte de Pandore sur l’avenir du genre humain. Est-ce qu’on remet ça l’année prochaine ou pas, ô vénérables scientifiques ?

Selon les infos disponibles, les jumelles seraient nées après une fécondation in vitro, à partir d’embryons modifiés avant leur implantation dans l’utérus de la mère. Cette technique ouvre des perspectives mais est extrêmement controversée. Car les modifications réalisées seraient transmises aux générations futures et pourraient affecter l’ensemble du patrimoine génétique.

Il s’agirait d’une avancée majeure et d’une première mondiale. L’annonce de He Jankui a cependant provoqué un tollé, pour des raisons scientifiques autant qu’éthiques. La Commission nationale chinoise de la Santé enquête sur l’affaire. Une évaluation indépendante est attendue pour confirmer ou infirmer ces expérimentations.

Changeons de disque. Le reggae est désormais inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. L’organisation internationale rappelle le rôle de cette musique dans de nombreux combats contre l’injustice et en faveur de l’humanité. La musique de Jamaïque a été inscrite, le jeudi 29 novembre, sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par un comité spécialisé réuni à Port-Louis. Pa dir, pa’nn dir !

Concluons ce billet par une info que vous ne verrez peut-être nulle part ailleurs : votre magazine préféré (celui-là même que vous tenez entre vos petites mains) observe ses trente ans d’existence. Trois décennies passées à ausculter la musique, les arts et la vie en société. Autant dire, l’ADN de Scope, depuis sa première parution en 1988.