• Économie verte : stratégie “zero waste” et recyclage mis en place au sein de l’entreprise

Le groupe de compagnies évoluant dans le secteur des étiquettes et emballages, A World of Labels, déjà présent à Maurice et à Madagascar, envisage de s’implanter en Afrique de l’Est. C’est ce qu’a indiqué Yannis Fayd’herbe, CEO de A World of Labels.

« Depuis 2018, nous travaillons sur trois axes stratégiques, dont l’export et la possibilité d’implantation en Afrique de l’Est », a souligné Yannis Fayd’herbe. Toutefois, le groupe n’a pas encore identifié dans quel pays précisément il souhaite se positionner, a fait comprendre Yannis Fayd’herbe.

Il dirige Labelling Industries, entreprise fabriquant étiquettes et emballages pour les secteurs alimentaire et textile. Il accueillait dans ses locaux les membres de l’Association of Mauritian Enterprises, lors des Rendez-Vous Made in Moris.

Labelling Industries fait partie du groupe A World of Labels qui comprend trois compagnies basées à Maurice desservant le marché local et l’exportation (Labelling Industries, Narrow Fabrics et Berque Ltd) et deux à Madagascar (Label Tex et Label Mada). A World of Labels produit pas moins de 450 millions d’étiquettes par an et emploie 2 000 personnes. Ses produits sont vendus aux entreprises locales mais aussi exportés vers La Réunion, Mayotte, les Seychelles, le Ghana, la Zambie, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Calédonie.

Les deux autres axes stratégiques sur lesquels travaille A World of Labels depuis 2018 sont la digitalisation et le recyclage. Le recyclage se pratique au sein de l’entreprise Labelling industries à Pointe-aux-Sables au moyen, notamment, d’une politique de zéro déchets.

« Vu que nous utilisons des matières premières à base de plastique notamment, il était important pour nous de protéger au mieux l’environnement. Il y a quelques années, nous avions 26% de déchets et nous sommes parvenus aujourd’hui à les réduire à 7%, qui sont la norme internationale. Mais cela prend du temps. Il y a toute une stratégie qui a été mise en place pour arriver à ce résultat », explique Yannis Fayd’herbe.

Outre sa politique de réduction de déchets, Labelling Industries a mis au point une stratégie de recyclage tous azimuts. « On récupère tout ce qui est possible, par exemple des palettes de bois, mais aussi de la nourriture qui est jetée pour faire du compost. Car depuis quelques mois, nous avons mis en place notre propre potager. Au-delà du fait de protéger l’environnement, nous voulons sensibiliser nos employés et leurs familles », explique le CEO de A World of Labels.

D’autre part, chaque année, l’entreprise récupère les gros déchets électroménagers chez ses employés. La première fois, ce type d’opération a permis de récupérer pas moins de 700 kg de déchets (réfrigérateurs, fours, micro-ondes, machines à laver et autres équipements, etc).

Autre initiative favorable à la protection de l’environnement : Labelling Industries propose maintenant toute une gamme de produits alternatifs au plastique.

« C’est un gros travail pour arriver à ce résultat car cela n’a pas été facile de trouver des équivalents au plastique, la “source of supply” est assez réduite. Mais nous sommes le premier fabricant à Maurice à proposer ce genre de produits au marché local. En faisant cela, nous voulons contribuer à développer la mentalité écoresponsable chez nos clients. C’est important de participer à l’élan national qui vise à favoriser le recyclage », explique le responsable de l’entreprise.

À la question de savoir si le coût de ces produits ne rebute pas les clients, il déclare : « C’est vrai que ces alternatives sont un peu plus chères, mais il faut commencer quelque part et aujourd’hui, ce n’est plus un choix, c’est une nécessité de protéger la planète. Mais à la longue, avec l’intérêt croissant pour ce type de produits dans le monde entier, c’est certain que leur coût va chuter », dit-il.

Présente lors des Rencontres de l’Industrie, Shirin Gunny, CEO de Made in Moris, a souligné « qu’il est important de montrer les bonnes pratiques de nos adhérents, et la qualité qui se trouve derrière les marques locales ». Et d’ajouter que si tout le monde s’implique, « cela aura un effet boule de neige ».