Un goût bien de chez nous

Depuis l’année dernière, le parfum des biscuits Subana embaume à nouveau l’air à Bell Village. C’était l’un des souhaits du nouveau propriétaire, Freelance Distributors, lors du rachat de cette entreprise, en 2014. Une équipe composée d’une quinzaine d’employés se partage les tâches pour fabriquer six gammes de biscuits Subana : le best-seller “Biscuit Champagne”, le “Butter Cookies” aux amandes et le “P’tit Morisien” (parfum amande, chocolat, vanille et citron). Une renaissance pour cette marque, qui a été l’une des premières biscuiteries à Maurice.

On ne change pas une recette gagnante. Encore moins un goût que de nombreuses générations de Mauriciens ont savouré dès leur tendre enfance. Mais rien n’empêche de modifier certains ingrédients afin que le résultat soit meilleur. C’est dans cet esprit que les nouveaux propriétaires de Subana ont souhaité relancer la production au sein de leur usine de Bell Village. Elle fut la première usine de production d’une large gamme de biscuits locaux, avant de cesser toute activité et opter pour une fabrication indienne en 2012. Ainsi après plusieurs essais en avril 2018, l’usine a recommencé ces activités, quelques mois plus tard, en octobre.

Depuis, chaque jour, de 8h à 17h, ils sont une quinzaine d’employés de Subana à se partager différentes tâches pour fabriquer, produire et emballer quelque deux à trois tonnes de biscuits. Un chiffre encore bas, “comparé à l’époque où cette usine roulait à plein régime”, indique Yashveer Takoordyal, dont la famille est à la tête de Freelance Distributors, qui a repris l’entreprise en 2014. “Nous sommes bien décidés à nous agrandir, augmenter la production et employer plus de personnes. Nous croyons fermement dans le principe que improvement is a continuous process. Et comme Subana est un biscuit que les Mauriciens apprécient énormément, ma famille, mon équipe d’employés et moi-même nous sommes fixé comme objectif d’amener nos produits locaux sur les mêmes rayons que des biscuits de référence tels que les Digestive d’Angleterre, les Crackers d’Asie ou encore les fameux Danish Cookies.”

Six variétés de biscuits.

Au fin fond de la cour, Yashveer Takoordyal nous fait découvrir les coulisses de la fabrication des biscuits Subana, dont l’odeur sucrée chatouille les narines et fait saliver les papilles. Il faut passer par l’étape importante de précaution sanitaire avant d’entrer dans le nouvel espace, d’une superficie de 150 à 200 mètres carrés, aménagé avec des équipements provenant de l’Inde et de Chine, indispensables pour la fabrication des biscuits. Ici, il n’y a pas un seul biscuit, mais six variétés : le “Biscuit Champagne”, le “Butter Cookies” aux amandes et la gamme “P’tit Morisien” aux parfums chocolat, amande, vanille et citron.

Tout commence par les mesures de la farine, du sucre, du lait, de l’huile, du beurre et d’autres matières premières, en fonction du type de biscuit à réaliser. Puis, les ingrédients sont mélangés dans des batteurs pour former la pâte. La phase de pétrissage terminée, les ouvriers de l’usine se dirigent vers les machines de moulage, qui servent à donner aux biscuits leur forme définitive. La pâte est intégrée manuellement entre deux cylindres, dont un interchangeable et muni d’empreintes à la forme du biscuit. “C’est aussi au cours de cette opération qu’un ouvrier effectue des tests pour vérifier le poids des biscuits”, précise Yashveer Takoordyal.

Meilleur en goût.

Les biscuits sont déposés sur des plaques pâtissières afin d’être acheminés jusqu’au four pour l’étape suivante : la cuisson. C’est d’elle que dépendent le goût, l’aspect définitif et la bonne conservation des biscuits fabriqués. La cuisson dure en moyenne 15 à 20 minutes, en fonction de l’épaisseur ou de la composition des biscuits. Chez Subana, la cuisson est réalisée dans un four rotatif.

Une fois cuits, les biscuits sont refroidis à l’air ambiant pour pouvoir être conditionnés dans des emballages dotés d’un logo Rouz Ble Zonn Ver 100% morisien. Cette étape est réalisée en partie manuellement, puis à l’aide de plusieurs machines : flowpack, plieuse et surfilmeuse.

Chez Subana, les propriétaires favorisent une production “en petits batchs afin de mettre sur le marché des biscuits plus frais et meilleurs en goût. Surtout pour la gamme de cookies, où nous avons choisi de ne pas mettre énormément de conservateurs dans la préparation, ce qui est mieux pour la santé”.

Nouvelle usine, nouvelle équipe, nouveau packaging : Subana est définitivement au four et au moulin pour reprendre sa place comme “l’un des biscuits préférés des Mauriciens”, conclut Yashveer Takoordyal.