Les yaourts et les produits laitiers que nous consommons sont produits à Maurice. Yoplait Maurilait est une marque qui est présente dans beaucoup de foyers. Depuis 1976, nous pouvons consommer ces produits laitiers frais, presque comme à la ferme.

Pour découvrir d’où viennent et comment sont conçus ces produits laitiers utilisés chaque jour, nous prenons la route pour la zone industrielle de Vacoas-Phoenix. Direction l’usine de Yoplait, implantée en 1994 et qui se trouvait auparavant à Moka. Un immense espace arboré, avec plusieurs bâtiments qui abritent les différents pôles de cet établissement.
Stéphanie Heerah, Marketing and Customer Relationship Manager de Yoplait Maurilait, est en charge de nous faire visiter l’usine et de nous expliquer comment sont produits les différents types de yaourts, laits stérilisés, crèmes glacées et jus, transformés et fabriqués par les 250 employés. Ils sont tous mauriciens et sont formés grâce à des échanges et des missions techniques de Yoplait France.

Lignes de production.

Nous entendons au loin le bruit des lignes de production. Mais il nous faut d’abord passer par les vestiaires. Nous enfilons une combinaison blanche, des chaussettes pour imperméabiliser nos chaussures, des charlottes pour les cheveux et même des bouchons d’oreille. Sécurité sanitaire obligatoire, pour respecter les normes et le protocole européen mis en place. Il faut ensuite passer par un sas, dans lequel une machine automatisée lave les semelles des chaussures et les mains.
Une barrière s’ouvre pour nous laisser entrer dans le cœur de cette usine où fourmillent les employés, tous à leurs postes. Avant de faire le tour des différentes lignes de production, une dernière désinfection des mains est nécessaire.

L’usine tourne six jours sur sept, et fabrique entre 20,000 et 21,000 tonnes de produits laitiers par an. Chaque ligne de production est spécifique : la ligne Perette réalise 70,000 bouteilles par jour, celle du lait UHT Candia entre 40,000 et 60,000 litres par jour. Il y a des lignes de production également pour Yop, pour Dahi (un produit conçu pour les Mauriciens par Maurilait), pour les glaces et les jus. Celle pour les yaourts de tous types : brassés, fermes ou desserts, a un rendement de 15,000 à 20,000 kilos par jour. Le tout dans des contenants stériles fabriqués dans cette même usine, même si les matières premières des pots, bouteilles et étiquettes sont importées.

Ena nou lame ladan.

“Contribuer au développement de la production locale grâce à son approche inclusive sur toute la chaîne, est un engagement de chacun pour contribuer au bien-être de tous. Ena nou lame ladan”, confie Stéphanie Heerah. Le lait frais est acheté localement, dans les fermes remplissant les critères et les normes de l’entreprise. Comme l’île ne possède que très peu d’élevages bovins, il faut importer la majorité de lait.

Le lait en poudre vient principalement d’Océanie. Environ 2,000 tonnes de cette matière première sont acheminées vers Maurice. Les recettes sont élaborées selon Yoplait France, mais certaines sont conçues spécialement pour les consommateurs mauriciens, en fonction de nos goûts, qui ne sont pas les mêmes que ceux d’autres pays.
Les fruits sont importés car ils doivent répondre à des critères très stricts en matière de qualité, d’hygiène, mais également de normes sur l’utilisation de pesticides. En revanche, la pâte de tamarin pour les crèmes glacées est achetée localement. L’entreprise reste ouverte aux producteurs de fruits de Maurice si les normes exigées par Yoplait sont respectées.

Dans l’usine, nous retrouvons un laboratoire où les recettes sont élaborées et testées, avant d’être soumises à l’essai par des consommateurs du panel mauricien et validées par la maison mère. Des tests d’hygiène sont aussi réalisés sur chaque palette de produits. Des pots ou des bouteilles sont choisis au hasard pour subir une batterie de recherches avant la mise sur le marché.