Des Mahébourgeois sont remontés contre l’arrêt des travaux d’un chantier aménagé pour la réhabilitation de la route Labourdonnais, un des principaux axes menant à la plage publique de Blue-Bay. Depuis la suspension, voire l’arrêt des travaux, la vie des piétons, dont des élèves des collèges Lorette et Emmanuel Anquetil SSS, se retrouve menacée face à un manque accru de sécurité. La seule voie utilisable est celle qui passe devant le collège d’État, mais devant le grand nombre de véhicules empruntant cette route étroite, un vrai désordre y règne, pouvant même causer des accidents. Le député Thierry Henry avance que les travaux vont se terminer bientôt, mais ne peut confirmer s’ils sont restés en suspens.
Si les riverains, dont des pêcheurs, affirment que l’initiative est louable, la route Labourdonnais étant étroite et inondée lors de grosses pluies, ils ne comprennent pas comment ni pourquoi le chantier a été déserté. En neuf mois, indique Andy Narayen, ce serait la troisième fois que cela se produit.
À 8 h, ce matin, il n’y avait aucun policier pour faciliter la circulation. Sur la seule et unique voie de l’avenue Sivananda, véhicules et collégiens étaient nombreux, causant des embouteillages. Chacun essayait à sa manière de traverser le plus prudemment possible. À un moment donné, un collégien s’est retrouvé coincé devant un bus scolaire.
« Des accidents mineurs se sont produits jusqu’ici. Il devient urgent de terminer ce que les autorités ont entrepris avant que l’on ne se retrouve avec un blessé grave. Nous faisons appel au bon sens pour que ces travaux s’achèvent le plus vite possible », affirment quelques habitants.
Que le chantier soit désert est une évidence : il ne reste que des rochers et de la terre. Le lopin de terre, constituant un espace vert et abritant le “Bato Ross” à Rémy Ollier, décrété plage publique, est méconnaissable. Il était question à un moment donné de l’aménager en un jardin d’enfants mais devant les protestations des habitants, le projet a été vite abandonné pour reprendre plus tard.
Un panneau indiquait que la National Development Unit (NDU) entreprenait des travaux pour l’aménagement de drains, l’endroit étant inondé lors de grosses pluies. Depuis, tout a été quasiment anéanti sous de la terre, des rochers et du béton. La plage publique Rémy Ollier s’est ensuite transformée en chantier, et avec d’autres travaux, cette fois pour la réhabilitation de la rue Labourdonnais, l’axe principal menant à Blue-Bay a été fermé à toute circulation.
Certains automobilistes avisés ont tenté de proposer que l’on ferme l’Avenue Sivananda pour ceux sortant de Blue-Bay et que l’on mette en place une diversion vers Beau-Vallon pour désengorger la route, mais leurs tentatives ont été vaines. Même son de cloche des riverains, des pêcheurs et du travailleur social Tony Apollon, qui ont tenté en vain d’obtenir une explication.