« Gavi et Dhanashri vivaient comme soeur et frère», témoigne un oncle des deux adolescents, âgés de 17 et 14 ans respectivement, et portés disparus. « ? chaque fête de Raksa Bandhan, Dhanasri se fait un devoir de atas raki dan lame Gavi kouma li fer avek so bann pros ». Cela fait sept jours depuis que les Sunassee, de la rue Fabien, Ville-Noire, Mahébourg, et ceux de la rue Palma, Plaine-Magnien, ne dorment pas. Ils cherchent partout, dans tous les coins et recoins de l’île, dans l’espoir de retrouver Gavi et sa cousine Dhanasri, qui n’ont pas donné signe de vie depuis lundi après-midi.
Ce jour-l?, Gavi a quitté son domicile vers 16h dans un taxi pour aller récupérer Dhanasri chez un enseignant de Ville-Noire avec qui elle prend des leçons particulières.
« Comme ce n’était pas dans leurs habitudes, nous avions commencé ? nous inquièter lorsqu’une de mes proches m’a laissé entendre que le portable de Gavi était éteint quand elle avait essayé d’entrer en contact avec lui », raconte un oncle des adolescents. Les adolescents n’ont depuis plus donné signe de vie. « Nous avons mis en place, dans les heures qui ont suivi, ,une cellule de communication pour donner dans les moindres détails ? la police, ? la presse écrite et parlée, les informations susceptibles de nous aider à les retracer et les convaincre de retourner à de meilleurs sentiments », ajoute cet oncle.
En attendant, les parents de Gavi ne sont pas restés les bras croisés. Son père, en fouillant dans les affaires de son fils, est tombé sur huit lettres dans lesquelles il a découvert que son fils avait écrit qu’il mettrait fin à ses jours. Des manuscrits parcourus par un cercle trés restreint. Un des oncles après avoir lu la lettre a confié ? Week-End que « Gavi n’a pas beaucoup fait allusion ? sa cousine Dhanasri dans ses correspondances, mais a fait beaucoup d’éloges à un couple habitant la région de Rose-Belle et qui était très attentif ? ses problèmes ».
Ledit couple et un chauffeur de taxi, celui qui a conduit les adolescents à Plaine Magnien, ont été interrogés par la CID de Mahébourg. Ils ont tous nié avoir participé ou d’être mélés
à la disparition de deux adolescents.