Le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, a souligné l’importance de l’industrie cannière dans la production énergétique de Maurice. « Sans la canne, le coût de la production d’électricité aurait été plus élevé », a-t-il soutenu. « La contribution de la canne dans la production de l’énergie propre est très importante alors que nous faisons tout pour protéger l’environnement », a-t-il dit, ajoutant que « l’air propre que nous respirons dans le pays est également dû aux plantations de canne, qui joue un rôle essentiel sur le plan environnemental ».

Dans son intervention au Farmers Service Centre hier, le ministre Mahen Seeruttun a reconnu que le secteur sucrier passe par des moments difficiles depuis la fin du protocole sucre. « Lorsqu’on parle de l’industrie cannière, nous évoquons l’histoire du pays et toute sa contribution dans le développement de Maurice », a-t- il expliqué. Raison pour laquelle, selon lui, « le gouvernement, à chaque fois que l’industrie est en difficulté, intervient pour accorder son soutien afin que l’industrie surmonte ses difficultés ». Il a observé que 12 000 petits planteurs et 5 000 travailleurs sont directement concernés par cette industrie, « sans compter le grand nombre de personnes qui y sont indirectement liées ». Le ministre a dénoncé la « démagogie de ceux qui accusent le gouvernement d’être responsable du faible prix payé aux planteurs » pour la bagasse.

Il a rappelé que cette situation date de 1990 « et a même fait l’objet d’une affaire en cour jusqu’à ce qu’un accord ait été trouvé » en dehors du tribunal. « Or, ce sont ces mêmes personnes, qui avaient participé à la conclu- sion d’un accord à cette époque, qui critiquent le gouvernement aujourd’hui. » Il a rappelé que depuis l’arrivée des IPP, en 1990, plusieurs accords ont été signés avec les planteurs et « qu’encore une fois, les mêmes personnes qui étaient parties prenantes de ces accords critiquent le gouvernement ».

Mahen Seeruttun a énoncé toute une série de mesures qui ont été prises par le gouvernement en faveur des petits planteurs depuis 2015. « C’est grâce à ce gouvernement que le prix de la bagasse payé aux planteurs est passé de Rs 125 la tonne pour atteindre Rs 1 225 la tonne », dit-il. À noter que la cérémonie d’hier avait pour but de remettre aux planteurs des “vouchers” en vue de l’obtention de fertilisants pour la récolte de 2019. Les planteurs ayant moins de 100 arpents de cannes ont obtenu 250 kg de fertilisant par arpent.