Directeur de Solaflag, Mahen Sumputh – qui tient un kiosque au Dias Pier, Caudan – est connu pour ses drapeaux multicolores. Dans le cadre de la Coupe du Monde, il propose aussi d’autres produits, à l’instar de répliques de la mascotte Fuleco et d’autres gadgets susceptibles d’intéresser les collectionneurs. En tant qu’entrepreneur, sa devise repose sur trois mots-clés : idées, capacité et habileté.
Mahen Sumputh a démarré dans le chauffe-eau solaire avec sa compagnie Sola Therm qui, dit-il, lui a porté chance, car n’ayant pas un sou en poche, mais des rêves pleins la tête. Mahen Sumputh raconte qu’il y a une quinzaine d’années, lors de la création d’un trust à la Chambre de commerces visant à décerner le Young Entrepreneur Award, il a eu la chance d’obtenir un prêt d’un montant de Rs 200 000. Cette somme lui a permis de se rendre en Grèce et de se familiariser avec les produits de ce pays. Il a même mis en place une structure visant à protéger les bâtiments de la foudre. « Il y a 15 ans, j’avais un rêve : celui d’être “my own boss”. Mon grand-père était dans le commerce et, avec Sola Therm, cela m’a permis de remporter plusieurs prix, dont l’Oscar de la jeunesse de la compagnie Shell. Je suis parti à Londres avec, comme argent de poche, seulement Rs 10 000. »
Selon Mahen, pour déceler la fibre d’un bon entrepreneur, il faut avant tout avoir de bonnes idées, de la capacité et de l’habileté. À travers Solaflag, il s’est lancé dans la vente de drapeaux, celui de Maurice pour commencer. « On a des “tables flags” qui ont été très demandées avec l’effigie de notre dodo. Tout ce qui touche au quadricolore, j’en ai fait ma spécialité. » Le succès est d’ailleurs au rendez-vous, et ses drapeaux se vendent bien. Sans compter que les hôtels lui passent régulièrement des commandes. « C’est un concept qui accroche. Tout le monde aime voir le drapeau de son pays flotter. »
Concernant ses produits dérivés, et plus particulièrement les produits officiels de la FIFA, il a pris contact avec une compagnie la Kayford Holdings, qui en détient les droits de fabrication. « C’est ainsi que j’ai pu commander des peluches de la mascotte Fuleco. Mais on propose aussi des porte-clés et d’autres gadgets intéressants, à l’instar de badges mettant en relief différents pays. Quant aux drapeaux, je m’adresse aux fabricants de Pékin et de Shanghai, car pour moi, la qualité est primordiale. »
Mahen Sumputh compte diversifier ses produits et ouvrir une autre antenne, le Solaflag Gift, au Caudan. « On veut que les gens découvrent aussi le petit fort d’Albion en miniature. »
Un entrepreneur, explique-t-il, se doit d’avoir des idées. Et il faut reconnaître que les siennes marchent bien, en attestent les éloges qu’il reçoit de sa clientèle. Novateur dans son approche, et en parfait connaisseur du marché local, il est aussi un homme de terrain, sondant constamment ses clients pour connaître leurs goûts. Mais ce qui lui déplaît, c’est la vente de drapeaux aux abords des rues. « Nos drapeaux sont d’une marque certifiée. Je recommande aux gens d’opter pour la qualité et pour la durée. »
En dehors de son travail, l’entrepreneur aime aussi des randonnées en forêt et la natation. Et surtout, sa famille, qui est toute sa vie, dit-il. Se décrivant comme un “die-hard” de l’équipe d’Argentine, Mahen Sumputh espère que ce pays gagnera le Mondial. Même si, au final, tous les pays participants sont représentés dans son kiosque, au Caudan, histoire de faire plaisir à tous les accros du ballon rond.