Le compte à rebours de The Phoenix Maiden Cup 2011 a commencé. Alors que les éventuels partants mettent la touche finale à leur préparation au Champ de Mars, entraîneurs, nominators, jockeys et autres propriétaires étaient conviés hier soir au traditionnel tirage au sort des lignes de notre classique reine dans le cadre champêtre de Port Chambly à Baie-du-Tombeau. Un exercice qui n’aura pas particulièrement gâté les favoris : Senor Versace héritant du 11e couloir, Acuppa du 13e, Seattle Ice du 14e, ou encore Intercontinental du 10e. Aussi, si certains établissements, à l’image de Gujadhur et Serge Henry, sont déjà fixés sur leurs représentants, d’autres comme Rousset hésitent encore à trois jours des hostilités.
« On a une réunion demain matin (ndlr : aujourd’hui) avec le jockey (Geroudis) et on décidera par la suite… », nous rappelait Gilbert Rousset hier, au sortir du tirage au sort. Si le choix selon certaines sources, s’avère difficile entre le tenant du titre, Captain’s Knock, et leur crack 2011, Intercontinental, en revanche, pour la plus vieille casaque du turf, Gujadhur, le choix final pour constituer un trio des quatre coursiers entrés n’a pas été trop compliqué. Le jockey de l’écurie, Robbie Burke, a préféré Acuppa, qui lui a offert quatre victoires et qui n’a jamais couru non placé chez nous. Mais le même Burke n’a pas eu la main heureuse au tirage au sort (couloir 13).
« Acuppa n’aime pas trop le couloir extérieur. Le n°13 n’est certes pas la ligne idéale pour lui, concède Ramapatee Gujadhur. Senor Versace, confié à Neisius, n’est pas bien loti lui aussi (11e), mais il revient à son meilleur niveau, alors que Solar Symbol portera des oeillères. Je m’attends à ce que cette course soit courue sur la distance pleine. »
Sentiments mitigés pour le doyen des entraîneurs, Serge Henry, avec le n°14 pour Seattle Ice et un couloir 1 sur plateau pour La Foce, après que treize des quatorze partants eurent déjà été tirés au sort. « À ma connaissance, Seattle Ice a toujours hérité d’un mauvais couloir au Champ de Mars. La tendance n’a pas changé. Il sera bien piloté par Glen Hatt, qui débarque ce soir (jeudi). La première ligne de La Foce est un gros avantage. Mais le Maiden reste le Maiden. Je vois une course très disputée dimanche. »
Ricky Maingard, lui, ne pouvait demander mieux pour ses deux coursiers Just Banter (2) et le nouveau Rudi Rocks (3), lequel tentera d’être le tout premier à gagner d’entrée le Maiden à son premier essai sur le gazon du Champ de Mars. Avant lui, New Yorker (écurie l’Eveillé) en 1987 et Clay Brook (écurie Ascot) en 2002 avaient échoué dans ce pari osé, trouvant le parcours comme le bout du monde.
« Il a été refusé à Rudi Rocks ce qui avait déjà été permis, soit un barrier trial lors d’une journée de courses. Quoi qu’il en soit, il reste notre porte-drapeau dans ce Maiden 2011 », nous a déclaré l’entraîneur Ricky Maingard.
Entre autres coursiers alignés lors de cette classique dominicale, Sports Factor, dont son entraîneur Patrick Merven dit le plus grand bien. « Il nous a offert deux victoires et sa préparation pré-Maiden s’est très bien passée. J’espère vivre la même sensation qu’en 1993, quand Home Style s’était imposé dans cette prestigieuse épreuve. »
Des discours de bienvenue hier soir, on retiendra les dispositions positives du président du Mauritius Turf Club, Gavin Glover, à l’approche de ce Maiden 2011 et en attendant la célébration du bicentenaire du MTC. « On est à dix mois du bicentenaire de l’existence du Club. Mais le temps de l’édition 2011 du Maiden a sonné, avec sa passion, ses idées fantasques et son rêve à l’état pur. Un rêve que nous aussi nous entretenons chaque année. Les stalles afficheront complet. Que les courses en sortent gagnantes et grandies. »
Richard Wooding, CEO de Phoenix Beverages, se réjouit de ce partenariat avec le Mauritius Turf Club. « Cela fait quatre ans qu’on travaille en étroite collaboration avec le MTC. Mais cela fait quarante-huit ans qu’on a lancé Phoenix au Maiden. On sera encore là en 2012 pour fêter le bicentenaire, en attendant évidemment le demi-siècle de notre bière… »