Avec l’entrée en vigueur depuis le vendredi 27 janvier des nouvelles dispositions des Lodging and Accommodation Regulations 2011, les officiers du ministère du Travail mènent un véritable travail de terrain en vue de faire respecter leur mise à exécution. Au total, 190 sur 500 compagnies employant des travailleurs étrangers avec des facilités de logement sont sous la loupe du ministère. Une première opération de descente des lieux a eu lieu mardi à l’usine St-Malo Exports Ltée, qui n’avait pas de permis pour les facilités de dortoir.
Le ministre du Travail Shakeel Mohamed était accompagné mardi par des inspecteurs de la cellule Health and Safety pour une visite surprise à l’usine textile St-Malo Exports Ltée à Baie-du-Tombeau. Au cours de la site visite, plusieurs lacunes ont été relevées dans cette fabrique.
La cuisine n’était pas conforme aux règlements avec des légumes et des sacs de farine entreposés à même le sol et des réfrigérateurs hors service. Les inspecteurs du ministère se sont aussi rendus à l’évidence que l’usine opérait sans le permis pour les dortoirs. Les sept dortoirs  constituaient également une violation aux dispositions légales, avec l’espace entre les lits non respecté et le carrelage dans un état délabré. 
Au total, les officiers ont dressé sept contraventions contre St-Malo Exports Ltée pour non possession de permis. Soit une contravention pour chaque dortoir. « Sur les 500 compagnies, la grosse majorité a accepté de se plier aux nouvelles lois. Environ 190 ne sont pas en règle avec la loi. Avec mes officiers, nous entamons des visites dans toutes les compagnies avec des dortoirs pour les travailleurs étrangers pour veiller de près si ceux concernés appliquent les recommandations de la législation », explique le ministre du Travail. 
Shakeel Mohamed a ajouté que « l’application des réglementations nous donnera la garantie que les ouvriers étrangers travaillent dans de bonnes conditions. À St-Malo Exports Ltée, nous avons constaté que certains changements ont été entrepris en ligne avec les règlements. Mais il y a certaines lacunes. La compagnie m’a toutefois assuré qu’elle ferait les changements nécessaires. Il n’y a pas de changements importants mais ils sont nécessaires. S’il y a non-compliance, il y aura des contraventions. Ces changements seront bénéfiques pour les travailleurs, l’employeur et l’économie ».