Les cinq mairies de l’île ont signé la déclaration des maires africains sur le changement climatique. C’était lors de la conférence des mairies d’Afrique, qui s’est clôturée hier à la municipalité de Port-Louis. Ces mairies s’engagent ainsi à fournir les efforts et les actions pour réduire les impacts du changement climatique.
L’African Mayoral Climate Change Declaration (AMCCD) a été présentée hier à la conférence organisée par l’International Council for Local Environmental Initiatives (ICLEI) à ce sujet. Une conférence de deux jours qui a pris fin hier avec la tenue d’une conférence de presse. Cette déclaration des maires africains sur le changement climatique a été formulée lors du congrès sur les solutions locales pour le climat de l’Afrique 2011 (LOCS 2011) qui s’est tenu du 27 février au 3 mars dernier au Cap en Afrique du Sud.
Cette déclaration, qui espère-t-on sera adoptée par un nombre satisfaisant de collectivités locales africaines, sera présentée lors de la high level session de la 17e conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 17) qui se tiendra à Durban en novembre 2011. Ce document souligne notamment les préoccupations principales des collectivités locales africaines dans la perspective de cette grande conférence annoncée de Durban. Cette déclaration sera par la suite soumise aux Nations unies. Le Lord maire Mahmad Kodabaccus demande aux administrations locales africaines d’adopter cette déclaration : « Nous avons besoin d’encore plus de signataires », a-t-il souligné face à l’urgence des actions concrètes et mesures pour réduire les conséquences du changement climatique. Soulignons que la ville de Port-Louis a été choisie pour faire partie d’un réseau de cinq villes d’Afrique dans le cadre d’un projet d’études et de recherche des Nations unies touchant cinq villes. Ce projet a pour objectif de les aider à renforcer leurs capacités à se préparer aux dangers associés au changement climatique, en adoptant les mécanismes et stratégies appropriés pour atteindre les buts fixés, cela avec la participation de la communauté.
Lors de la conférence de presse hier, Lucinda Fairhust, Climate Change Adaptation Programme Manager de ICLEI Africa, une des principales intervenantes durant cette conférence, a renchéri qu’à travers l’adoption de cette déclaration, les pays africains consentent à une prise de conscience des dangers liés au changement climatique.
Le Dr Peter Johnston du Climate Systems Analysis Group de l’Université de Cape Town a pour sa part adressé une question ouverte à l’assistance, qui a poussé à la réflexion : « Les activités humaines provoquent le réchauffement climatique ; dans 50 ans, nos vies seront différentes, les plantes que nous cultiverons seront différentes, le climat sera différent. […] Nous devons d’autre part comprendre et nous adapter aux incertitudes des modèles par rapport au climat : il y en a qui prédisent un manque de pluies au fur et à mesure que les années passeront. Il se peut aussi que le niveau de pluie reste le même et nous ferons en contrepartie l’expérience d’événements climatiques extrêmes dans 50 ans. Ou peut-être que les cyclones apporteront une quantité excessive de pluies en seulement quelques jours », a-t-il lancé comme pour faire prendre conscience du fait qu’il faudra que les pays africains se préparent à faire face à différentes situations et conséquences liées au changement climatique. « One thing is sure, we do not want climatic changes to make other things worse », conclut le Dr Peter Johnston.