Le Groupe Réfugiés Chagos (GRC) et l’ONG SPEAK ont relevé le défi visant à réunir au moins 25 000 signatures au bas d’une pétition sur le site web de la Maison Blanche pour obtenir que le droit de retour des Chagossiens dans leur archipel natal soit porté à l’attention du président-candidat américain Barack Obama. Depuis peu avant 11 heures ce matin, soit à moins de vingt-quatre heures de la clôture de cet exercice, le cap des 25 000 signatures était franchi et à 13 heures, le compteur officiel du site web affichait 25 788 signatures en faveur des Chagossiens.
Les responsables du GRC, dont Olivier Bancoult, et des volontaires déployés aux points névralgiques à travers l’île, n’ont pu se retenir de sauter de joie ce matin quand le seuil fatidique des 25 000 a été traversé. « Cette étape ne rejaillit pas seulement sur les Chagossiens mais également sur tous les Mauriciens indistinctement. Je remercie du fond du coeur tous ceux qui ont fait la démarche pour apposer leurs signatures au bas de la pétition sur le site web de la Maison Blanche réclamant que The United States must redress wrongs against the Chagossians. Nous sommes témoins d’un véritable élan de solidarité. Cette initiative devra amener les autorités américaines, en particulier le président sortant Barack Obama, à se prononcer sur le sort des exilés et des déracinés des Chagos. Je dois reconnaître que le plus gros effort est venu des Mauriciens », a déclaré au Mauricien Olivier Bancoult, encore sous l’émotion de cette réussite dans la lutte historique des Chagossiens.
Le leader du GRC ne compte pas baisser les bras jusqu’à demain matin 9 heures quand la collecte de signatures sur internet sera close. « Nous allons maintenir le tempo et notre objectif est d’atteindre au moins 30 000 signatures d’ici demain pour être du bon côté des comptes », poursuit-il.
Avec cette pétition, le président Barack Obama est tenu, de par les promesses faites, de se pencher sur le dossier des Chagossiens et d’apporter des réponses aux demandes formulées, dont entre autres le droit inaliénable du retour des Chagossiens dans leur archipel. Ces réponses doivent être formulées par l’Administration américaine dans le cadre de la campagne présidentielle aux États-Unis.
Depuis le week-end, la campagne du Groupe Réfugiés Chagos et de SPEAK pour collecter les signatures a connu un véritable sursaut car à samedi soir, l’on était encore loin du compte avec 10 810 signatures alors qu’à 7 heures ce matin, il manquait moins de 2 000 signatures seulement.